Grève mardi à France Télévisions contre la baisse des crédits

  • A
  • A
Grève mardi à France Télévisions contre la baisse des crédits
Les crédits du groupe public doivent diminuer de 29,8 millions en 2018 par rapport à 2017, à 2,57 milliards d'euros. Image d'illustration. @ MARTIN BUREAU / AFP
Partagez sur :

Les syndicats vont protester contre la baisse du budget de l'audiovisuel et en particulier de celui de France Télévisions. 

Les programmes des chaînes de France Télévisions pourraient être perturbés mardi, en raison d'un appel à la grève lancé par plusieurs syndicats pour protester contre la baisse des crédits du groupe public décidée par le gouvernement.

Rassemblement à 13h. La CGT, la CFDT-Médias et FO, syndicats les plus importants au sein du groupe, ont appelé le personnel à cesser le travail, à l'occasion de l'ouverture du débat à l'Assemblée nationale sur la loi de Finances 2018. Un rassemblement est également prévu à 13h à côté de l'Assemblée.

29,8 millions d'euros en moins. Ces syndicats protestent contre la décision du gouvernement, qui a annoncé fin septembre une baisse du budget de l'audiovisuel public l'an prochain, et en particulier de celui de France Télévisions. En vertu de cet arbitrage, les crédits du groupe public doivent diminuer de 29,8 millions en 2018 par rapport à 2017, à 2,57 milliards d'euros. Mais la réduction est encore plus importante, autour de 50 millions, par rapport à la trajectoire prévue par le contrat d'objectifs et de moyens (COM) signé par le groupe fin 2016 avec l'ancien gouvernement.

"Mouvement de casse". "Cette annonce brutale intervient dans un moment d'extrême tension dans l'entreprise, déjà soumise à des plans d'économies successifs" et "va aggraver le mouvement de casse" de l'entreprise, dénoncent les trois syndicats, qui demandent notamment un financement "à la hauteur des enjeux, pérenne et stabilisé", et "l'arrêt des suppressions d'emplois et de la dégradation des conditions de travail". France Télévisions, qui employait en 2015 environ 9.750 équivalents temps plein, est déjà engagé dans un plan de suppression de 500 postes d'ici 2020, annoncé en juillet 2016.