Grève à la SNCF jeudi en ordre dispersé: des préavis SUD, CGT et FO

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Grève à la SNCF jeudi en ordre dispersé: des préavis SUD, CGT et FO
@ ALAIN JOCARD / AFP
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Les agents de la SNCF sont appelés à faire grève le 31 mars par plusieurs syndicats, alors que l'Etat souhaite abaisser les normes de leurs conditions de travail.

Les syndicats CGT, SUD et FO appellent les agents SNCF à faire grève et à rejoindre les manifestations jeudi contre le projet de loi travail, accusant le groupe public et le gouvernement de chercher à "abaisser les conditions de travail".

Une grève moins suivie. La SNCF communiquera mardi en fin de journée ses prévisions de trafic. L'entreprise publique s'attend "à une grève un peu moins suivie" que celle, unitaire, du 9 mars.  Coïncidant déjà avec la première mobilisation des opposants au projet de réforme du gouvernement, la précédente grève avait été suivie par 35,5% des personnels, selon la SNCF, et perturbé fortement le trafic national, avec en moyenne une liaison sur trois assurée.

Mauvais timing. Cette fois, l'Unsa et la CFDT n'ont pas déposé de préavis. Les deux syndicats ne souhaitaient pas voir la défense des conditions de travail des cheminots éclipsées par les critiques contre le projet El Khomri. Seul le syndicat SUD (troisième force) a déposé un préavis national, selon la SNCF. Il court sur deux mois, du 30 mars 19h00 au 31 mai 8h00. Mais la CGT (premier syndicat) a lancé au total "85 préavis locaux et régionaux" couvrant l'ensemble du territoire, de mardi soir à jeudi, et FO (non représentatif) des préavis dans 9 régions, a précisé l'entreprise.

Conditions de travail. La CGT, comme SUD, font le lien entre les négociations en cours sur de nouvelles règles d'organisation du travail pour les cheminots et le projet de réforme du code du Travail : avec les bases de la future réglementation commune aux travailleurs du rail (privé/SNCF) posées par le gouvernement, "on est dans la même logique que pour la loi El Khomri, baisse des conditions sociales, augmentation de la productivité, de la flexibilité et de la précarité", écrit SUD dans un tract. "Le gouvernement et la direction du groupe public ferroviaire, qui n'est certainement pas neutre dans la rédaction de ce décret (qui doit être publié d'ici à juillet), veulent abaisser les normes des conditions de travail des cheminots qu'ils considèrent comme une charge pour les comptes du Groupe", estime également la CGT.