Grève à Air France : les pilotes veulent être reçus par le gouvernement

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Grève à Air France : les pilotes veulent être reçus par le gouvernement
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INTERVIEW E1 - Le SNPL demande plus de concertations dans les négociations et veut être reçu par le gouvernement.

Le SNPL, syndicat majoritaire chez les pilotes, a rejeté la main tendue lundi par la direction d'Air France. Alexandre de Juniac a proposé de repousser à décembre les discussions sur Transavia Europe. En contrepartie, il a exprimé sa volonté d'accélérer le développement de Transavia France. Pour Jean-Louis Barber, le président de la section Air France du SNPL, interrogé par Europe 1, ces annonces sont de "la poudre aux yeux.

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Être reçus par le gouvernement. "Nous notons l'absence totale de dialogue concerté avec la direction d'Air France", constate Jean-Louis Barber sur Europe 1. "C'est la raison pour laquelle nous demandons à être reçus par le gouvernement parce qu'aujourd'hui, il n'y a qu'un seul son de cloche, celui de la direction". Manuel Valls, le Premier ministre, avait lundi jugé "raisonnables" les propositions de la direction de la compagnie.

"Un effet d'annonce". Pour Jean-Louis Barber, ce que propose la direction est de "la poudre aux yeux" et un "effet d'annonce". Il accuse Alexandre de Juniac de repousser les négociations à décembre pour mettre au défi les pilotes de faire grève pendant Noël. 

Le SNPL demande par conséquent le retrait du projet de Transavia Europe. Jean-Louis Barber affirme également que les pilotes "ont perdu toute confiance dans la capacité d'Alexandre de Juniac à gérer l'entreprise dans la concertation".

Plus de concertation. Jean-Louis Barber demande à Alexandre de Juniac, le Pdg d'Air France-KLM, "de revenir à la raison, de ne pas dénoncer les accords et négocier un développement concerté de Transavia France".

Les propositions de la direction. Alexandre de Juniac, Pdg du groupe Air France-KLM, a proposé lundi de remettre au mois de décembre le développement de Transavia Europe. Mais en échange, il souhaite mettre un coup d'accélérateur au déploiement de Transavia France, en passant sa flotte de 14 à 37 avions. La direction d'Air France souhaite ainsi mettre fin aux arguments des pilotes. En effet, avec Transavia France, il n'est plus question de délocalisations d'emplois. 

Si les pilotes de ligne freinent cette montée en puissance de Transavia France, la direction a prévenu : elle dénoncera l'accord qui fixe les règles du jeu chez Transavia. "Lequel prévoit le transfert des pilotes d'Air France chez Transavia sur la base du volontariat et sans perte de revenu", rappelle Le Monde.

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