Goldman Sachs piégée par un employé fantôme

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Goldman Sachs piégée par un employé fantôme
Le compte Twitter @GSelevator compte plus de 600.000 personnes qui le suivent.@ Europe1
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Un compte Twitter révèle les petites phrases prononcées dans les couloirs de la banque. Il est en fait tenu par un inconnu.

Goldman Sachs était à la recherche d’une taupe, elle est tombée sur un os. La banque américaine, décriée pour son rôle pendant la crise, essayait de savoir depuis de nombreux mois qui était la personne qui tient le fameux compte Twitter @GSelevator (l'ascenseur de Goldman Sachs). Suivi par plus de 600.000 personnes, ce profil en anglais raconte les dessous du monde de la finance sous l’angle des petites phrases entendues dans l'ascenseur de l’entreprise.

Cette dernière a mené une enquête interne pour trouver le fautif, en vain. Elle pouvait chercher longtemps : son auteur n’a en fait jamais travaillé pour elle. C’est le site américain Dealbook qui révèle le pot aux roses : le compte Twitter est en fait tenu par John Lefevre, un Texan de 34 ans, anciennement employé du monde de la finance.

Une blague pour se divertir. Interrogé par le média d’outre-Atlantique, le jeune auteur a expliqué avoir travaillé pour Citigroup pendant sept ans et avoir failli travailler pour Goldman Sachs à Hong Kong en 2010. Créé alors que le mouvement anticapitaliste Occupy Wall Street secoue New-York, le compte Twitter a démarré selon son auteur “comme une blague pour se divertir”, le tout fourni par des anecdotes qu’il avait entendu sur ses différents lieux de travail.

Mais alors pourquoi avoir choisi le nom de Goldman Sachs ? Parce que “c’était commercial” répond l’auteur. Problème : le fait d’avoir caché qu’il ne travaillait pas pour la banque pourrait lui poser des difficultés juridiques. Il n’en sera rien : le Texan s’est protégé en évitant délibérément de dire dans ses tweets qu’il travaillait pour l’entreprise.

Un livre à succès. Le fait est qu’au-delà du simple compte Twitter, @GSelevator est devenu une réussite littéraire. Le livre de recueil des meilleurs messages postés sur le réseau social s’est vendu à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires aux Etats-Unis.

La réussite de John Lefevre menaçait d’ailleurs de plus en plus son anonymat. Le Texan a expliqué à Dealbook qu’il avait commencé à s’en inquiéter il y a quelques mois. Il avait reçu des messages d’amis qui avait deviné qu’il était derrière le faux compte. Certains employés employés de la banque avait également consulté son profil sur le réseau social professionnel LinkedIn.

Il s’est d’ailleurs étonné que la découverte de son identité ait pris autant de temps. “Je savais que ce jour viendrait”, a-t-il ajouté.

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