Froid : à la mine de sel de Varangéville, l'activité s'intensifie

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Les températures baissent, le risque de verglas augmente et le besoin de sel pour sécuriser les routes aussi. A la mine d'extraction de Varangéville, l'activité aussi est en hausse.

REPORTAGE

Le froid des derniers jours a déjà bien entamé les stocks de sel utilisés pour éviter les dérapages et accidents sur les routes. La production doit s'intensifier pour faire face aux températures encore plus basses annoncées pour les jours à venir. A la mine de sel de Varangéville, en Meurthe-et-Moselle, l'activité bat son plein.

Extraction de 5h à 19h. Casque, lampe frontale... L'équipe du matin est de retour à la surface. Pendant sept heures à soixante mètres sous terre et à un rythme fou, les mineurs ont fait remonter du sel par ascenseur : 4 tonnes toutes les 50 secondes. Le changement d'équipe s'opère sous le regard de Thierry Chevrier, le directeur de la mine : "Depuis lundi, on a un certain nombre de mineurs qui sont revenus pour faire de l'extraction de sel, donc maintenant, on extrait de 5h de matin à 19h. Le sel remonte, il coule sur un tapis qui est directement au-dessus des camions. Les camions viennent en-dessous et se chargent. Par ailleurs, on a deux gros engins qui chargent aussi les camions."

Sur les routes de France. Dans la mine de Varangéville passent près de 300 poids-lourds par jour. Les conseils départementaux, sociétés d'autoroute et autres communautés de communes ont écoulé leur stock de sel ces derniers jours et doivent se réapprovisionner. En entrant dans un hangar grand comme une cathédrale, on aperçoit une montagne grise grignotée par un tracto-pelle. Un ouvrier charge son camion puis klaxonne. Il repart, chargé de trente tonnes d'un sel qui servira dans les jours prochains quelque part sur les routes de France.