Free : la bataille devient juridique

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Free : la bataille devient juridique
@ EUROPE 1/PIERRICK FAY
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DECRYPTAGE - Free est accusé de ne pas avoir activé son réseau. Qu’en est-il et que risque-t-il ?

Free, le nouvel opérateur de téléphonie mobile, a été accusé mardi de ne pas avoir activé son réseau d’antennes-relais pour le service de ses nouveaux clients. Les autres opérateurs du secteur ont donc commencé leur contre-attaque, non seulement commerciale mais aussi juridique. Europe1.fr liste les questions qui se posent.

De quoi Free est-il accusé ? Constatant que "le réseau de Free Mobile n'était pas allumé", des opérateurs "concurrents" ont envoyé des huissiers dans les rues pour vérifier que le réseau de Free est bien activé, a révélé mardi Le Figaro.

Qui est à l’origine de la plainte ? On l’ignore, tout comme Free Mobile : tous les opérateurs préfèrent ne pas commenter cette affaire.

Que répond Free ? "Tout fonctionne", a réagi Free Mobile. Le PDG de Free, Xavier Niel, a lui aussi démenti tout dysfonctionnement de son réseau : ces accusations sont "fausses" et "cela se vérifie assez facilement".

Quels sont les règles en vigueur ? C’est l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) qui gère le secteur. Pour se lancer dans la téléphonie mobile, un opérateur doit développer un réseau d’antennes-relais couvrant au moins 27% de la population puis doit l’étendre en respectant un calendrier fixé à l’avance.

Quel réseau Free a-t-il mis en place ? Le nouvel opérateur a déjà déployé le réseau minimum dès décembre et doit continuer à l’étendre progressivement. En attendant, Free a conclu un accord d'itinérance avec Orange, selon lequel l'opérateur historique s'engage à mettre à disposition son réseau 3G et ses antennes pour couvrir les zones où Free n'est pas encore présent.  

Free a-t-il vraiment respecté ses engagements ? Oui, affirme l’Arcep, qui a procédé à un contrôle en décembre et constaté que le ratio de 27% était respecté. L’Arcep n’envisage donc pas de contrôle dans les semaines à venir. Il se peut que ces problèmes de couverture existent bel et bien mais qu’ils aient une autre origine : la coordination informatique assurant le passage du réseau de Free à celui d’Orange, là où le nouvel opérateur n’est pas encore installé.

Que se passe-t-il si Free ne respecte pas ses engagements ? L’Arcep donne un délai pour rentrer dans les clous, faute de quoi il applique des sanctions financières. Mais le régulateur se montre souvent conciliant et peut donner un délai supplémentaire.