France : le FMI prévoit une faible croissance

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France : le FMI prévoit une faible croissance
Christine Lagarde est la directrice générale du Fonds Monétaire International.@ REUTERS
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SURVEILLANCE - Le Fonds Monétaire International prévoit une croissance de 0,7% pour 2014 contre 1% précédemment. Selon lui, il n’y aurait pas décrue “notable” du chômage.

Le Fonds monétaire international (FMI) a abaissé jeudi ses prévisions économiques pour la France et encouragé le gouvernement à tenir le cap des réformes. Le FMI estime la croissance française cette année à 0,7% contre 1% lors de sa précédente prévision en avril. Il attend 1,4% en 2015, 1,7% en 2016, 1,8% en 2017 puis 1,9% en 2018 et 2019. Le gouvernement français espère, lui, 1% cette année, une prévision à laquelle peu d'économistes et organisations internationales croient encore.

Pas de décrue du chômage. Le FMI, dans un rapport consacré à la France, a aussi prévenu qu'il n'attendait pas de décrue "notable" du chômage avant 2016. Le taux devrait selon lui être stable à 10,3% cette année, puis 10,2% en 2015, 10% en 2016, 9,7% en 2017, 9,4% en 2018 et 9,3% en 2019.

L'institution basée à Washington diverge aussi du gouvernement pour ses prévisions de déficit public : elle l'estime à 4% du Produit intérieur brut cette année, là où Paris attend 3,8%. Le FMI prévoit un déficit à 3,4% l'an prochain, 2,7% en 2016, 2,1% en 2017, 1,2% en 2018 et 0,3%, quasiment l'équilibre, en 2019. En avril, le FMI estimait que le déficit public français pourrait être contenu à 3% dès l'an prochain.

La France surveillée. Tout en se gardant d'accabler l'exécutif, le FMI signale dans son rapport qu'il surveillera de près la mise en oeuvre des réformes annoncées. Le Fonds salue "un ensemble cohérent de réformes basé sur une compréhension correcte des problèmes", une stratégie "ambitieuse" et juge que "le rythme et les moyens de consolidation budgétaire choisis sont les bons".

Stop à l’austérité. Le FMI déconseille donc à la France de pratiquer encore plus d'austérité, quitte à ce que son déficit dépasse l'an prochain le seuil de 3% du PIB fixé par les règles européennes. Mais il s'inquiète des "pressions (politiques et sociales) qui pourraient s'accroître alors que des réformes difficiles sont lancées" et juge qu'il "faudrait y résister car il y a peu de marge de manœuvre".

"Les mesures d'offre sont bienvenues" mais doivent, selon le FMI, "être dopées par des réformes du marché du travail" et une plus grande ouverture à la concurrence de certains marchés. Le FMI plaide depuis un moment pour une flexibilisation du Smic. Le Fonds souhaite également un "dialogue social plus coopératif" en France.

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