FMI : qui soutient qui ?

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FMI : qui soutient qui ?
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Lagarde affronte Carstens pour diriger le FMI. Mais qui les soutient au conseil d’administration ?

Le conseil d'administration du Fonds monétaire international doit tenter d'établir entre ses 24 membres un "consensus" pour désigner le nouveau directeur général du Fonds monétaire international, le 30 juin rpochain. Europe1.fr fait un état des lieux des forces en présence lundi, après l'annonce de la liste officielle des deux candidats : Christine Lagarde et Agustin Carstens.

Lagarde : 7 + 2 = 9

Sept Européens derrière Lagarde
Sept administrateurs de l'Union européenne se rangeront derrière la candidate française : par ordre d'importance Hubert Temmeyer (Allemagne), Ambroise Fayolle (France), Alexander Gibbs (Royaume-Uni), Willy Kiekens (Belgique), Age Bakker (Pays-Bas), Arrigo Sadun (Italie) et Benny Andersen (Danemark).

Deux Africains également avec Lagarde
Abdel Shakour Shaalan (Egypte, qui représente douze pays arabes et les Maldives) vient d'un pays qui a affirmé sa préférence pour la Française. Kossi Assimaidou (Togo, qui représente 22 pays africains principalement francophones) se rangera aussi derrière Christine Lagarde, avait affirmé vendredi la République démocratrique du Congo.

Carstens : 4 + 1 = 5

Le Mexique derrière Agustin Carstens
Le pays a un siège au sein du conseil administration, avec Carlos Perez-Verdia, qui représente six pays d'Amérique latine et un de l'Union européenne, l'Espagne (35% des voix au sein de la circonscription). Madrid a indiqué que le Mexicain soutiendrait son compatriote.

L'Argentin poussé à voter Carstens
Alfredo Mac Laughlin (Argentine) est d'un pays qui n'a pas encore exprimé de préférence, tout comme le Chili, deuxième pays le plus important de la circonscription. Mais quatre autres pays qu'il représente ont pris position pour le Mexicain (Bolivie, Paraguay, Pérou et Uruguay).

Les attentistes brouillent les pistes

Les Etats-Unis et le Japon attentistes
Les deux administrateurs ayant le plus de droits de vote, Meg Lundsager (Etats-Unis) et Mitsuhiro Furusawa (Japon), réservent pour leur moment leur décision. Selon Agustin Carstens, qui a rencontré le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner, ce dernier "ne s'est engagé ni dans un sens ni dans l'autre". Le Japon a été muet sur ses intentions.

Deux soutiens habituels des Etats-Unis attentistes également
Deux administrateurs habituellement alignés sur la position des Etats-Unis ont des chances de l'être encore: Thomas Hockin (Canada, qui représente l'Irlande, neuf pays des Caraïbes et le Bélize) et Ahmed Abdulkarim Alkholifey (Arabie saoudite).

Les cinq BRICS unis pour critiquer l'Europe, mais désunis ailleurs
Paulo Nogueira Batista (Brésil), Alexeï Mojine (Russie), Arvind Virmani (Inde), Jianxiong He (Chine) et Moeketsi Majoro (Lesotho, qui représente 21 pays africains dont l'Afrique du Sud) ont vivement critiqué le 24 mai la volonté de l'Europe de garder un poste qu'elle monopolise depuis 65 ans. Mais au-delà, ils n'affichent aucune unité, et pourraient faire des choix divergents.

Quatre administrateurs à convaincre
Der Jiun Chia (Singapour, qui représente onze pays asiatiques et deux océaniens), Christopher Legg (Australie, qui représente quinze pays océaniens et asiatiques) et Jafar Mojarrad (Iran, qui représente quatre pays africains, l'Afghanistan et le Pakistan) sont a priori défavorables à ce que l'Europe garde la tête de l'institution. Mais leur préférence est incertaine à ce jour, tout comme celle de René Weber (Suisse, qui représente la Pologne, la Serbie, l'Azerbaïdjan.