Fin des "zones blanches" : "Le gouvernement a accepté d'entrer dans une logique gagnant-gagnant"

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Le secrétaire d'Etat Julien Denormandie a annoncé un accord avec les opérateurs téléphoniques prévoyant la fin des "zones blanches" d'ici trois ans. Un accord dans lequel les opérateurs et l'Etat y trouvent leur compte.

Dans une interview accordée au JDD, Julien Denormandie, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires, a annoncé un "accord historique" avec les quatre opérateurs de téléphonie mobile. Un accord qui prévoit notamment la fin des "zones blanches". Coût total des investissements ? Plus de 3 milliards d'euros, totalement pris en charge par les opérateurs.

Un accord qui satisfait tout le monde. Pourtant, cet accord contente tout le monde, aussi bien l'Etat que les opérateurs. "Le gouvernement, pour la première fois, a accepté d'entrer dans une logique gagnant-gagnant. Il dit aux opérateurs : 'Vous investissez massivement et en échange, je vous garantis que je vais pouvoir vous renouveler l'autorisation d'utiliser les fréquences radio-électriques grâce auxquelles nous pouvons distribuer nos services de téléphonie'", détaille Didier Cazasse, directeur adjoint de Bouygues Télécom, sur Europe 1.

Pas de hausse du prix des forfaits. Les opérateurs ont donc accepté de déployer 5.000 pylônes chacun sur tout le territoire, notamment le long des 30.000 kilomètres de voies ferrées. L'Etat ne déboursera donc pas un centime pour ce chantier au terme duquel chaque Français devra donc avoir accès à un service de téléphonie mobile de qualité. Reste la question du prix des forfaits, puisqu'il va falloir amortir ces investissements. Chez Bouygues Télécom, on assure qu'il n'y aura pas de hausse des tarifs.