Falciani : "Mes accusateurs se moquent du monde"

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Falciani : "Mes accusateurs se moquent du monde"
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L'ex-employé de la HSBC Genève avait transmis à Paris des informations sur des Français titulaires de comptes en Suisse.

"Mes accusateurs se moquent du monde. Ils connaissent parfaitement la vérité et utilisent la calomnie pour tenter de me discréditer." Hervé Falciani, l'ex-employé de la HSBC de Genève, assure, dans un entretien à paraître jeudi dans Paris Match, n'avoir "ni piraté ni dérobé quoi que ce soit chez HSBC. Il n’y a d’ailleurs pas de plainte pour vol ou piratage contre moi en Suisse car, dans le cadre de mes fonctions, j’avais toutes les autorisations pour accéder à ces données."

Ces "données", ce sont les noms de contribuables français détenteurs de comptes en Suisse qui font partie de la liste de 3.000 "évadés fiscaux" qu'Eric Woerth avait brandie fin août. Aujourd'hui, juge Hervé Falciani, "on cherche à me faire passer pour un voleur, un dénonciateur, presque un criminel de guerre. L’objectif est de faire diversion pour détourner l’opinion du véritable enjeu : les mécanismes de fraude que j’ai contribué à mettre au jour."

"Je voulais dénoncer un système opaque régnant chez HSBC. Je n'ai jamais été motivé par l'argent", déclare l'ancien banquier dans un entretien à l'AFP. "Je voulais participer à rationaliser le système bancaire suisse. Il faudra bien s'intéresser à ce qui s'est passé et se passe encore dans cette banque."

L'ancien banquier raconte enfin son interpellation par la police suisse chez HSBC, en décembre 2008: "J’ai été arrêté puis exhibé, ¬menottes aux poignets, devant mes collègues. On m’a conduit à mon ¬appartement où une perquisition a eu lieu sous les yeux de ma femme et de ma fille de 3 ans à la santé fragile. Elles ont été traumatisées. Les Suisses ont agi avec beaucoup de brutalité."