Electrolux fait du chantage à l’emploi en Italie

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Electrolux fait du chantage à l’emploi en Italie
Electrolux emploi plus de 5.500 personnes en Italie mais aussi en France comme dans cette usine de Charleville-Mézières.@ Maxppp
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Pour garder leurs usines sur le territoire italien, les employés doivent accepter une baisse de 40% du salaire.

Selon les syndicats, Electrolux veut imposer des baisses de salaire de l’ordre de 40%, sinon quoi, l’entreprise pourrait délocaliser ses usines. L’annonce fait un tollé en Italie, là ou la firme emploie 5.700 salariés dans quatre usines.

Réaction politique. Face aux protestations, le gouvernement a convoqué mercredi après-midi à Rome une table-ronde avec les représentants syndicaux des sites concernés, les collectivités locales et les dirigeants de l'entreprise.

Dans un entretien à la télévision Rai3, le ministre du développement économique, Flavio Zanonato, a affirmé s'engager "personnellement à tout faire pour que la production Electrolux reste en Italie", et à y parvenir "sans aide de l'Etat".

Investir dans le haut de gamme. Au nom de la compétitivité, les entreprises demandent de plus en plus souvent des baisses de charges, mais aussi des baisses de salaires. En France, dans l’accord de sécurisation de l’emploi signé en 2013 par les syndicats, il est prévu que l’on puisse baisser les salaires en cas de difficultés.

La France a tout de même posé un garde-fou, en ne permettant de baisser les salaires qu’en cas de difficulté et de manière temporaire. La raison : baisser les salaires est un système sans-fin, il y aura toujours moins cher ailleurs.

Pourtant, en Allemagne, les salariés de BMW et de Volkswagen sont très bien payés, nettement mieux que ceux de PSA ou Renault et ils ne risquent pas de perdre leur emploi. La raison à cela, c’est le fait qu’ils produisent du haut de gamme. En se basant sur des produits bas de gamme, il y a toujours des produits moins chers ailleurs.

Retrouvez l'édito Eco de Axel de Tarlé



Electrolux fait du chantage à l'emploipar Europe1fr

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