De nouvelles étoiles pour l'hôtellerie

  • A
  • A
De nouvelles étoiles pour l'hôtellerie
Partagez sur :

Désormais, le classement une, deux, trois, quatre, cinq étoiles sera valable cinq ans. Après, l'hôtel devra être de nouveau contrôlé.

La réforme du classement hôtelier a été mise sur les rails dimanche avec la publication d'un arrêté au Journal officiel : les étoiles, qui avaient perdu de leur éclat, ont été toilettées et les critères d'attribution actualisés, afin de les rendre plus lisibles pour le client.

L'innovation la plus spectaculaire est la création d'une catégorie "cinq étoiles", pour aligner la France sur la concurrence internationale. Une soixantaine d'établissements prestigieux, comme le Ritz à Paris ou le Negresco à Nice, n'ont pas eu à attendre l'arrêté pour en bénéficier.

La réforme concerne 18.000 hôtels (600.000 chambres), dont un quart sont jugés vieillissants, classés selon des critères datant de 1986. Certains vont devoir entreprendre de gros travaux de rénovation pour conserver leurs étoiles. Un effort estimé à 8 voire 10 milliards d'euros par les professionnels. D'autant que peuvent s'ajouter des travaux de mise aux normes d'accessibilité, applicables en 2015, et aux normes incendie dès 2011.

"Face à un "deux étoiles", les clients ne savent plus à quoi s'attendre", reconnaît Geneviève Balher, présidente des hôtels au Synhorcat, un syndicat hôtelier. Un établissement classé en 1986 peut très bien ne jamais avoir été rénové et peut avoir toujours ses étoiles, manque de contrôle, explique-t-elle.

Désormais, le classement sera valable cinq ans, et la loi prévoit également une révision régulière des critères.Faire classer son hôtel reste volontaire et devient payant. Les enquêtes ne sont plus du ressort de la DGCCRF mais de cabinets d'audit accrédités. La décision finale reviendra au préfet.

La peu glorieuse catégorie "0 étoile" disparaît pour fusionner avec la "une étoile". "Les consommateurs sauront que même une étoile garantit l'hygiène, la salubrité et le bon état des équipements", explique Michèle Le Poutre, qui a négocié ce classement au nom du Synhorcat.

D'ici le 1er juillet 2012, les deux normes vont cohabiter. Le consommateur va devoir encore attendre avant d'y voir plus clair.