Crise de la dette : Baroin est optimiste

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Crise de la dette : Baroin est optimiste
Le ministre français de l'Economie François Baroin s'est dit lundi "convaincu" que les dirigeants européens trouveraient un accord global lors du sommet prévu mercredi pour régler la crise de la dette à laquelle est confrontée la zone euro.@ Europe1
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Le ministre de l'Economie veut "éviter les crispations" en vue du sommet européen mercredi.

L'Europe avance progressivement pour trouver une réponse à la crise de la dette. Mais si des désaccords persistent, le ministre de l'Economie François Baroin n'a aucun doute : un accord sera signé mercredi, lors d'un nouveau sommet européen.

"Deux tiers d'avancées"

Invité d'Europe 1 lundi, le ministre s'est dit "convaincu" que lors de ce nouveau sommet à Bruxelles, les dirigeants européens parviendraient à un accord global pour régler la crise de la dette. Interrogé sur l'état d'avancée des négociations entre dirigeants de la zone euro, le ministre a répondu : "deux tiers". "Si on dit deux tiers d'avancées depuis vendredi matin, on est dans le vrai", a-t-il déclaré.

François Baroin a ainsi rappelé que les responsables européens ont trouvé un "accord sur le décaissement de la dernière tranche du précédent programme pour les Grecs" et sur "le niveau de recapitalisation des banques pour affronter tous les chocs", indiquant cependant qu'"il reste encore des discussions techniques sur ce qu'on appelle le fond monétaire européen".

"Il faut des réponses stables"

Interpellé sur les désaccords qui persistent, notamment au sein du couple franco-allemand, François Baroin s'est montré rassurant. "On sait où on va, on sait que l'on ne veut pas que la Grèce fasse faillite", a-t-il poursuivi, soulignant qu'il s'agit "d'une crise grave qui est menaçante sur le plan mondial".

Jugeant qu'il faut pour le moment "éviter les crispations", François Baroin a expliqué que c'est pour cette raison que la France a renoncé à son projet de transformer le Fonds européen de stabilité financière (FESF) en banque, ce que les Allemands refusent. Prônant un "fonds très large et très puissant", le ministre a cependant ajouté : "pour obtenir un accord, nous acceptons de ne pas pousser la demande d'une licence bancaire pour ce fonds", donnant ainsi satisfaction à l'Allemagne sur ce point.

"Il y a eu trop de crises à répétition, il faut qu'on en tire les leçons sur la gouvernance (…). Il faut des réponses stables", a conclu le ministre français.