Coupe du monde : les paris sportifs, un marché en plein boom

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Coupe du monde : les paris sportifs, un marché en plein boom
@ ERIC PIERMONT / AFP
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La Coupe du Monde de foot est aussi un rendez-vous clé pour les acteurs des paris sportifs. Objectif : recruter et fidéliser de nouveaux clients.

Dans les bureaux de tabac, sur internet, et même entre collègues au bureau, le marché des paris sportifs explose à chaque grande compétition internationale : 30% de croissance par an ! La Coupe du monde fait déjà se frotter les mains des opérateurs de paris sportifs.

"On va trouver les moyens pour compenser les pertes importantes subies". Ce Mondial en Russie part très fort. Les mises progressent en effet de 150% par rapport à la dernière compétition au Brésil, selon le PMU. Les opérateurs vont profiter à plein de la compétition, avec plus de 200 millions d'euros joués en un mois. Mais les premiers matches des grandes équipes ont réservé des surprises aux parieurs : le Brésil accroché par la Suisse, l'Argentine écrasé par la Croatie, l'Allemagne battue par le Mexique... 

"Les joueurs jouent majoritairement sur les équipes favorites, en début de parcours. Et comme ces équipes ont connu des surprises, on est presque inquiets, puisqu’on ne souhaite pas que les joueurs perdent trop ! On va donc trouver les moyens pour leur redistribuer les bonus et compenser ainsi les pertes importantes subies pendant la Coupe du monde", analyse Emmanuel de Rohan Chabot, fondateur de ZeBet.

"En France, il y a plus de trois millions de parieurs en 2017". Une façon, aussi, de recruter et fidéliser de nouveaux clients. A la Française des Jeux (FDJ), on mise sur 500.000 parieurs de plus grâce au Mondial : "en France, il y a plus de trois millions de parieurs en 2017. Et c'est une population qui continue à se développer puisque la France a un certain retard par rapport à la moyenne européenne. Quelque 7% des Français qui sont en âge de jouer parient à des paris sportifs. C'est moins que la moyenne européenne, qui est à 12%", précise Patrick Buffard, l'un des responsables de la FDJ.

Autre gros enjeu pour les opérateurs : les Smartphones et les tablettes. Les trois quarts des paris en ligne se font en effet via les applications.