Compteurs individuels de chauffage : de nombreux logements sont en retard

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Compteurs individuels de chauffage : de nombreux logements sont en retard
Installé sur les radiateurs, le compteur individuel doit permettre de calculer la facture de gaz ou d'électricité en fonction de la consommation.@ AFP
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Les Français vivant dans un immeuble avec chauffage collectif ont jusqu'à vendredi pour installer un compteur individuel. Pour autant, aujourd'hui, nombre de logements ne sont toujours pas équipés.

C'est l'une des mesures de la loi de transition énergétique. Les Français qui vivent dans un immeuble avec un chauffage collectif et qui consomment plus de 150 kilowatt-heure par m² ont jusqu'à vendredi pour installer un compteur individuel dans leur logement.

La facture en fonction de la consommation. Installé sur les radiateurs, le compteur individuel doit permettre de calculer la facture de gaz ou d'électricité en fonction de la consommation et non pas, comme c'est le cas aujourd'hui, en fonction de la surface du logement. "Le bilan est positif. Nous avons une économie minimum de 15 %", constate Joël Gauthier qui vit dans un immeuble dans lequel ce système a été installé il y a cinq ans.

Moins de la moitié des logements équipés. Problème : sur les 2 millions de logements qui pourraient être équipés, seuls 700.000 le sont actuellement. Car l'installation de ce compteur n'est pas gratuit. Il faut compter en moyenne 40 euros par logement et par an à la charge du locataire. A cela, il faut ajouter les robinets qui servent de thermostat devant être installés sur chaque radiateur. Une pièce qui coûte près de 100 euros, payée par le propriétaire.

Un dispositif pas toujours rentable. Les associations de consommateurs ne sont d'ailleurs pas toutes convaincues par le dispositif. Elles regrettent le caractère obligatoire de cette mesure alors que l'investissement, selon elles, n'est pas forcément rentable suivant les copropriétés. Les logements collectifs qui ne sont pas en règle risquent une amende de 1.500 euros par logement. Mais le ministère s'est engagé à ne pas se ruer immédiatement sur les contrôles.