Commerce : le gouvernement sera "ferme" sur son soutien au traité CETA

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Commerce : le gouvernement sera "ferme" sur son soutien au traité CETA
Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, est prêt à livrer la "bataille d'opinion" autour du CETA. @ LUDOVIC MARIN / AFP
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L'accord, appliqué provisoirement depuis la semaine dernière, doit encore être approuvé par le Parlement. 

Le gouvernement français sera "ferme" sur son soutien au traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (CETA), dont il assurera le "service avant-vote" pour qu'il soit ratifié par le Parlement, a dit vendredi le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères Jean-Baptiste Lemoyne.

"Ne pas remettre en cause la signature de la France". "Le gouvernement souhaite montrer qu'il est ferme, parce qu'on ne remet pas en cause la signature de la France sur ce traité", a affirmé Jean-Baptiste Lemoyne lors d'un colloque sur le CETA organisé par le Medef. Approuvé en février par le Parlement européen, ce traité est entré en application provisoire la semaine dernière, mais ne deviendra définitif qu'une fois voté par les 38 assemblées nationales et régionales d'Europe. A ce jour, seuls six pays l'ont validé (Croatie, Danemark, Espagne, Lettonie, Malte, Portugal).

Prêt pour "la bataille médiatique". "Maintenant il faut qu'on fasse le 'SAV'", a déclaré le secrétaire d'Etat, ajoutant qu'"il y a le service après-vente, il y a aussi le service avant-vote". "Il y a encore toute une bataille d'opinion, une bataille médiatique qui va se jouer parce qu'un certain nombre de personnes vont vouloir profiter" de ce débat au Parlement, a-t-il expliqué, évoquant sans la nommer l'opposition de gauche de La France insoumise et de son leader Jean-Luc Mélenchon.

"La complexité du réel" contre "les raccourcis populistes". "Il y a des personnes qui considèrent que le repli sur soi, cette idée folle d'un retour à l'autarcie, pourrait avoir du sens, et malheureusement ça peut rencontrer un écho", a jugé Jean-Baptiste Lemoyne. "Ça nous oblige à faire la preuve que cet accord est un bon accord", a insisté le secrétaire d'Etat, qui préfère "continuer à revendiquer la complexité du réel" que de "tomber dans les travers de raccourcis populistes, qui sont des contre-vérités".