Chômage : un "New Deal" franco-allemand

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Chômage : un "New Deal" franco-allemand
@ REUTERS
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France et Allemagne proposent d'apporter une aide financière aux entreprises qui embaucheront des jeunes.

L'info. Paris et Berlin veulent prendre le chômage des jeunes à bras-le-corps. Selon  le journal allemand Rheinische Post, les deux gouvernements prépareraient un plan commun pour lutter contre ce fléau, qui devrait être présenté à la fin du mois, lors d'une conférence commune entre les ministres du Travail et des Finances des deux pays.

Baptisé "New Deal for Europe", le projet franco-allemand doit concerner toute la zone euro et proposera des avantages financiers aux entreprises qui s'engageront en faveur des jeunes.

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Le principe. L'idée envisagée par le couple franco-allemand serait de proposer aux entreprises qui embauchent des jeunes ou acceptent de les former des prêts à des taux préférentiels auprès de la Banque européenne d'investissement (BEI). Cela permettrait donc aux sociétés de financer des projets de développement à moindre coût. L'Union européenne, qui s'est engagée à investir six milliards d'euros d'ici à 2020 dans la lutte contre le chômage des jeunes, apporterait sa garantie à la BEI.

Un jeune sur quatre sans emploi. Le chômage des jeunes est en effet un enjeu majeur en Europe : dans l'ensemble de l'Union européenne, 23,9 % des moins de 25 ans n'ont pas de travail. Dans certains pays, la situation est même bien plus grave encore, comme en Espagne, où plus d'un jeune sur deux est sans emploi, ou en Italie, dont 40 % des moins de 25 ans sont au chômage.

Garantie pour la jeunesse. L'Union européenne a également adopté fin février la "garantie pour la jeunesse". Selon celle-ci, tout jeune de moins de 25 ans devrait pouvoir bénéficier d'une formation permanente, d'un stage ou d'un contrat d'apprentissage dans les quatre mois suivant leur sortie d'enseignement ou la perte de leur emploi.

Mais entre l'adoption  du grand principe et sa mise en application, il y a un grand pas, qui n'a pas encore été franchi. "Il est urgent que tous les Etats membres mettent en place les mesures concrètes dans le cadre de cette garantie", a ainsi déclaré Jonathan Todd, porte-parole du commissaire européen au Travail.