Chômage : "on est dans une phase de transition"

  • A
  • A
Partagez sur :

L'INVERSION EST POSSIBLE - Malgré la hausse du chômage au mois de mars, l'économiste Mathieu Plane pense que l'inversion de la courbe est encore possible pour 2015. 

Le chômage a atteint un nouveau record en mars, avec 3,51 millions de demandeurs d'emploi sans activité en métropole, soit 15.400 (+0,4%) de plus qu'en février. Après une hausse de 0,4% déjà enregistrée en février, c'est une mauvaise nouvelle supplémentaire à l'approche du troisième anniversaire de l'élection de François Hollande. Et pourtant, malgré ces chiffres difficiles, "on peut penser qu'on est dans une phase de transition", explique mardi sur Europe 1 Mathieu Plane, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). 

"Des indicateurs qui commencent à passer au vert". "Le début d'année 2015 demeure une phase d'amélioration de la tendance", a réagi le ministre du Travail François Rebsamen après l'annonce des chiffres du chômage. Une analyse que partage l'économiste Mathieu Plane. "Il y a un certain nombre d'éléments positifs sur l'activité, des indicateurs qui commencent à passer au vert. Mais avant que cela se transforme sur l'investissement et l'emploi, ça prend du temps", insiste-t-il. "Donc il y a une période de transition dans une phase de reprise".

L'inversion de la courbe au deuxième semestre ? "Il y a deux éléments qui ont vraiment changé depuis six mois : la baisse des prix du pétrole et la baisse de l'euro. Au bout d'un moment, tout ça va avoir un effet sur les carnets de commande, et donc sur l'investissement et l'emploi", estime l'ancien conseiller d'Arnaud Montebourg. "Mais cela ne se fait pas de façon immédiate. On considère que le taux de chômage va rester autour de 10% sur le premier semestre 2015 et que l'inversion peut s'envisager au second semestre si on reste dans ce contexte favorable". 

>> LIRE AUSSI - La France dépasse les 3,5 millions de chômeurs

>> LIRE AUSSI - Emploi : quels sont les métiers qui recrutent ?

>> LIRE AUSSI - Les patrons de plus en plus confiants dans l'avenir