Ces grandes entreprises sont de mauvais payeurs

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Ces grandes entreprises sont de mauvais payeurs
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INFO E1 - Une étude s’est penchée sur les délais de paiement à leurs fournisseurs. Le bilan est sévère.

L’INFO. C'est un casse-tête pour beaucoup de petites entreprises actuellement : les délais de paiement qui s'allongent, s'allongent, s'allongent. Certaines ont des carnets de commande remplis mais elles sont au bord du gouffre financier car leurs clients ne les paient pas, ou avec trop de retard, même lorsqu'il s'agit de grosses sociétés, avec les reins a priori solides. Le Médiateur Inter-Entreprises a donc fait un classement des 60 plus grandes entreprises pour savoir qui sont les bons et les mauvais payeurs, un classement qu'Europe 1 révèle jeudi matin.

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+ + + Les bons élèves. Les sociétés Legrand, Schneider Electric, l'aéronautique et l'industrie lourde comme Air Liquide ou Saint Gobain figurent en haut de ce classement. Tout simplement parce qu’elles respectent scrupuleusement le délai de 60 jours pour payer leurs fournisseurs.

- - - Les bonnets d’ânes. Leur note moyenne oscille entre 5 et 8/20 et ils se seraient bien passés d’une telle publicité. On y retrouve les entreprises de téléphonie (SFR, Orange), le secteur automobile (Renault, Peugeot/Citroën, Valéo) ou encore la grande distribution (Carrefour, Casino). Ces retards de paiement s’expliquent soit par les difficultés que ces entreprises connaissent elles-mêmes, comme c’est le cas pour l’industrie automobile, soit par la tradition d’un bras-de-fer quasi constant avec les fournisseurs, comme c’est le cas dans la grande distribution.

Pourquoi les délais de paiement sont vitaux. Ces retards ont des conséquences dramatiques en bout de chaîne, notamment sur les PME qui n'ont pas la trésorerie suffisante pour attendre un paiement pendant des mois. Or, les sommes en jeu sont considérables : si tout le monde payait à la bonne heure, on injecterait aussitôt 13 milliards dans l'économie française. Une statistique illustre cette problématique : un quart des faillites d’entreprises est directement lié à ces factures qui ne sont pas honorées.

Les choses ne s’améliorent pas. Pire, plus d'un petit patron sur deux affirme que les relations avec les grandes firmes se sont encore tendues au cours des douze derniers mois. Parmi ces coups bas de plus en plus fréquents : des ruptures brutales de contrats pour renégocier à un meilleur tarif, ou encore des services qui sont demandés, en plus mais... à titre gracieux.