Carrez regrette "qu’il n’y ait pas d’économies" dans le budget 2015

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INTERVIEW E1 - Le président de la commission des finances accuse le gouvernement "de ne pas prendre les mesures énergiques qu’ils devraient prendre".

Au lendemain de la présentation du Budget 2015 en conseil des ministres, le verdict de Gilles Carrez est sévère. "Je les ai trouvés vraiment impuissants. J’ai eu le sentiment qu’ils laissaient partir les déficits et qu’ils n’avaient plus de prise sur les choses", a estimé le président UMP de la commission des finances de l’Assemblée nationale, jeudi matin sur Europe 1.



Le gouvernement "laisse partir les déficits"par Europe1fr

"Que les dépenses n'augmentent pas du tout". "Il faut avoir l’honnêteté de reconnaître que notre pays est actuellement au sein d’une Europe en difficulté", a-t-il insisté en guise de préambule, avant de poursuivre : "Ce que je reproche au gouvernement, c'est de ne pas prendre les mesures énergiques qu’il devrait prendre, en particulier sur la maîtrise des dépenses. Sur les dépenses, je regrette de dire qu’il n’y a pas d’économies : 21 milliards, c’est par rapport à une tendance. Ils font une hypothèse : la dépense, quoi qu’il arrive, va augmenter de 100 milliards dans les trois ans qui viennent. Et comme ils vont faire quelques efforts, elle n’augmentera que de 50 milliards d’euros". Et Gilles Carrez de conclure : "Moi, ce que je demande, c’est qu’il y ait de vraies économies, c'est-à-dire que les dépenses n’augmentent pas du tout. Voire diminuent".

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Le Budget 2015 dévoilé. Coincé entre les exigences européennes et une opinion majoritairement hostile, le gouvernement français a présenté mercredi son budget pour 2015, marqué par l'endiguement plus laborieux que prévu des déficits, malgré un effort sur les dépenses. Le projet de budget prévoit l'an prochain une légère baisse du déficit budgétaire, à 4,3% du Produit intérieur brut (PIB) après 4,4% cette année. Il devrait ensuite se réduire à 3,8% en 2016, puis 2,8% en 2017, revenant ainsi sous la limite fixée par Bruxelles deux ans après la date prévue.