Bis repetita attendu sur le vote du budget de la Sécu à l'Assemblée

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Bis repetita attendu sur le vote du budget de la Sécu à l'Assemblée
L'Assemblée nationale.@ STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Le projet de budget 2016 de la Sécurité sociale, qui doit ramener le "trou de la Sécu" sous le seuil des 10 milliards, devrait franchir le cap du vote mardi à l'Assemblée.

Le projet de budget 2016 de la Sécurité sociale devrait être voté en première lecture sans grande surprise. Ce projet de loi, qui doit ramener le "trou de la Sécu" sous le seuil des 10 milliards, devrait franchir le cap du vote mardi à l'Assemblée, une semaine après le volet "recettes" de l'Etat. Au terme de débats sans grands remous, une large majorité des socialistes et des radicaux de gauche devrait donner son feu vert en première lecture à ce projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), lors du scrutin solennel prévu dans l'après-midi.

Les frondeurs devraient s'abstenir. Une partie des "frondeurs" PS devrait s'abstenir, en "cohérence" avec leur vote sur le volet "recettes" du projet de budget 2016, où 18 s'étaient abstenus, moins que l'an dernier. Sur le budget de la Sécu, ils devraient être aussi moins nombreux (34 abstentions sur le PLFSS 2015). Les écologistes pourraient se partager, comme sur le budget, entre vote favorable et abstention.

Un budget "sans ambition" pour la droite. Côté vote contre, les députés Les Républicains et UDI se retrouveront avec ceux du Front de gauche, mais pour des motifs divergents. Pour la droite, c'est un budget "sans ambition" et qui "n'indique pas de cap", marquant un "renoncement à réformer". Pour le Front de gauche, le gouvernement privilégie une logique "comptable" au détriment des "besoins sociaux et de santé".

16 milliards d'euros économies programmées. En cette année des 70 ans de la Sécu, le projet, qui doit permettre de réaliser près de la moitié des 16 milliards d'euros économies programmées pour l'an prochain, a été au contraire défendu comme "un texte de redressement, de protection et de justice" par la ministre de la Santé Marisol Touraine.

Le projet de loi, qui doit être examiné au Sénat à partir du 9 novembre, a été peu modifié dans l'hémicycle, où les débats n'ont pas traîné en longueur. Il ne contenait pas de point de crispation majeur comme la modulation des allocations familiales l'an dernier, mais était "parsemé de petits sujets", selon une source parlementaire.