Bernard Cazeneuve a parlé avec Theresa May du rachat d'Opel par PSA

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Bernard Cazeneuve a parlé avec Theresa May du rachat d'Opel par PSA
Theresa May a reçu Bernard Cazeneuve au 10 Downing Street.@ Daniel LEAL-OLIVAS / AFP
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Bernard Cazeneuve et Theresa May ont longuement discuté de nombreux sujets, y compris l'éventuel rachat d'Opel, maison-mère du britannique Vauxhall, par PSA.

Le Premier ministre français, Bernard Cazeneuve, a dit avoir discuté vendredi avec la Première ministre britannique, Theresa May, du projet de rachat d'Opel à General Motors par PSA et que les discussions se poursuivraient. "Nous avons rapidement évoqué ce sujet. Nous sommes convenus du fait que ce sujet pourrait présenter des opportunités et impliquer qu'on se reparle", a-t-il déclaré après une rencontre avec Theresa May, à Londres.

Evaluer les risques. Le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, avait auparavant dit qu'il prévoyait avec ses homologues allemand et britannique d'entretenir un contact quotidien sur ce dossier. L'objectif, a ajouté Christophe Sirugue, est de "savoir si c'est une opportunité, ce que nous n'excluons pas ou à l'inverse si ça porte des risques et auquel cas que nous puissions les évaluer". Le ministre britannique des Entreprises, Greg Clark, a déclaré de son côté que les dirigeants de PSA avaient assuré qu'ils s'emploieraient à développer les points forts de la marque Vauxhall s'ils parvenaient à racheter sa société mère Opel.

Cazeneuve et May se connaissent bien. Bernard Cazeneuve a été accueilli vendredi sur le perron du 10, Downing Street par la cheffe du gouvernement conservateur britannique. Les deux dirigeants se sont déjà rencontrés à plusieurs reprises dans le cadre de leurs précédentes fonctions de ministre de l'Intérieur. "Il y a beaucoup de sujets sur lesquels le Royaume-Uni et la France ont bien travaillé, notre relation bilatérale est très forte et je suis impatiente que nous la développions sur plusieurs sujets", notamment "la défense et la sécurité", a déclaré Theresa May.

Le Premier ministre français a dit, en anglais, souhaiter aborder "toute sortes de questions, bien sûr au sujet de l'article 50 (du traité de Lisbonne, qui lance les négociations de sortie de l'UE, ndlr), mais aussi la situation mondiale" et "la situation des migrations".