Barroso : "Hollande ne vient pas passer un examen"

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Barroso : "Hollande ne vient pas passer un examen"
José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, doit rencontrer mercredi François Hollande à Bruxelles.@ EUROPE 1
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INTERVIEW E1 - Le président de la Commission européenne est revenu sur la visite de François Hollande à Bruxelles.

INTERVIEW - "François Hollande ne vient pas passer un examen. L'Europe n'est pas une puissance étrangère. L’Europe, c'est nous tous, les États membres et les institutions. La Commission fait des propositions, et à la fin les États membres adoptent." Dans une interview exclusive à Europe1, José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, est revenu mercredi sur la visite de François Hollande à la Commission, une première depuis 1997 pour une chef d’État français.

Au sujet du délai de deux ans accordé à la France pour arriver à 3% de déficit, l'un des thèmes majeurs qui seront abordés lors de cette visite, José Manuel Barroso prévient : il sera conditionné "à un programme crédible de la France pour des réformes. Depuis 20 ans, la France a subi une perte de compétitivité." "La France a fait, depuis 2009, des efforts importants, très sérieux, de réduction de déficit. Il faut que ça continue. Pensez-vous que les Français soient satisfait que l’État consacre plus de budget à rembourser la dette que pour l’Éducation ?", s'est interrogé le président de la Commission européenne. José Manuel Barroso plaide pour une "relance ciblée de la croissance" mais cela passe par "le retour de la confiance", et donc, "l'assainissement budgétaire".

Au sujet de l'Union bancaire, autre thème majeur de la visite de François Hollande, José Manuel Barroso assure qu'elle est "pratiquement sur le point d'être appliquée", malgré les réticences de l'Allemagne. Le président de la Commission européenne se dit par ailleurs, de manière générale, se dit partisan de "plus d'Europe politique". Et de conclure : "l'Europe ne compte que si elle est plus unie. Quand on regarde des géants comme la Chine ou les États-Unis, il est évident que la France ou même l'Allemagne seules n'auront pas le poids, la capacité, d'avoir une influence décisive sur les évènements".