Baroin : "nous sauverons l'euro"

  • A
  • A
Baroin : "nous sauverons l'euro"
@ EUROPE 1
Partagez sur :

Protégée par le système de l’UE, "la France n'est ni menacée, ni visée“, selon François Baroin.

Les mesures de sauvetage de l’Irlande “seront suffisantes et efficaces", a estimé le ministre du Budget François Baroin, lundi matin sur Europe1. "Elles le seront parce que l'Europe depuis la réplique de la Grèce a mis en place un Fonds de stabilité financière européen qui est activé, c'est un plan important de nature à rassurer les investisseurs", a-t-il poursuivi.

Les marchés financiers "seront rassurés" par le plan d'aide à l'Irlande car "ils voient la réponse européenne", a ajouté François Baroin. Selon lui, "il faut que tout le monde et les investisseurs aussi entendent le message de l'Europe, ‘nous sauverons l'euro’, c'est un outil qui ne sera pas pris en otage par la spéculation", a-t-il martelé.

"La France n'est ni menacée, ni visée“

Interrogé sur la situation de la France, elle aussi confrontée à un lourd déficit et une dette conséquente, le ministre du Budget s’est voulu rassurant : "Il n'y a aucune peur, il n'y a aucun risque et il n'y a aucune menace. Nous sommes l'une des meilleures signatures dans ce monde instable (et) nous avons un système bancaire parmi les plus solides", a-t-il insisté.

“Les fondamentaux (économiques de la France) sont bons“, a-t-il rappelé :

“Nous avons une détermination absolue à réformer en profondeur et à réduire les déficits. C’est la vraie épée de Damoclès et nous l’éloignons chaque jour un peu plus avec notre politique“, a poursuivi François Baroin.

L’Europe prête face à toute nouvelle menace

Si le Portugal ou l’Espagne étaient à leur tour en situation budgétaire délicate ? “Nous répondrons présent“, a répliqué François Baroin, avant d’évoquer la situation de l’euro, qui pourrait être fragilisé face à la multiplication des plans d’aide pour des membres de l’UE.

"Il faut que tout le monde, les investisseurs, entendent le message de l'Europe: nous sauverons l'euro", a déclaré le ministre, tout en rappelant une "inscription dans la durée d'une détermination absolue de l'Europe et de l'Allemagne et de la France à sauver l'euro".