Ascométal : les salariés fixés ce lundi sur leur sort

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Les 1.412 salariés du groupe sidérurgique français devraient connaître lundi les candidats à la reprise de l'entreprise en proie à de grandes difficultés financières et placée en redressement judiciaire.

C'est un dossier suivi de très près par Bercy. Ascométal et ses 1.412 salariés devraient connaître lundi le sort qui leur est réservé. Le groupe sidérurgique français, en proie à de grandes difficultés financières, a été placé en redressement judiciaire fin novembre. Les candidats à une reprise ont jusqu'à lundi soir pour déposer leur offre devant le tribunal de grande instance de Strasbourg. Et selon les informations d'Europe 1, deux candidats au moins ont présenté des marques d'intérêt. Il s'agit de deux groupes sérieux qui connaissent très bien la sidérurgie.

L'activité automobile en pleine croissance. Selon nos informations, le groupe suisse-allemand Schmolz + Bickenbach pourrait faire une offre de reprise partielle, alors que l'anglo-indien Liberty serait prêt à reprendre l'ensemble des sites de production de l'entreprise qui fabrique de l'acier spécial pour l'automobile et l'industrie pétrolière. Si la première activité est en pleine croissance, c'est beaucoup moins le cas de la seconde, victime de la surabondance du gaz de schiste. Ascométal a en tout cas des outils extrêmement sophistiqués qui ont de quoi séduire des repreneurs.

"On reste très prudents". Au sein du groupe sidérurgiste français, on essaie de se montrer confiant, même si la prudence est de mise. "On préfère savoir qu'il y a au moins deux industriels qui s'intéressent au dossier de reprise plutôt que de se retrouver sans offre, mais on reste quand même prudents", explique à Europe 1 le délégué CGT Yann Amadoro. "On attendra de voir ce que contiennent les offres, le périmètre de reprise. Il y a toujours un risque de rationalisation des outils. Celui qui reprend l'entreprise a tendance à ne pas récupérer les outils qui sont en doublon. Il y a toujours un risque qu'il ait l'intention d'en fermer", ajoute-t-il. Trois sites sont concernés : Hagondange en Moselle, Dunkerque et Fos-sur-Mer. Le choix du repreneur devrait être connu fin janvier.