Après le gaz, les billets de trains ?

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Après le gaz, les billets de trains ?
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Si la nouvelle loi sur l'électricité est adoptée, le prix des billets de train pourrait s'envoler de 25%.

L’adoption d’une nouvelle loi sur l’électricité risque d’avoir des conséquences inattendues mais très terre-à-terre : l’augmentation des tarifs de la SCNF. C’est ce qu’a indiqué vendredi l’entreprise, premier consommateur du pays pour ce type d'énergie.

La loi sur la nouvelle organisation du marché de l'électricité (Nome), qui sera examinée la semaine prochaine par les députés, pourrait entraîner une hausse de 25% de sa facture d'électricité en 2011, a estimé Pierre Pelouzet, le directeur des achats au sein de la SNCF.

"Soit le surcoût est absorbé par l'entreprise, ce qui va accroître sa dette, soit par les régions, soit il sera reporté sur le billet", a-t-il ajouté.

Une conséquence de la fin des tarifs réglementés

A l’origine de ce possible changement de tarif, l’évolution du marché de l’électricité. Depuis 2007, la SNCF achète son électricité à un tarif spécifique, appelé tarif réglementé transitoire d'ajustement du marché (Tartam), situé entre les tarifs réglementés d'EDF les prix de marché plus élevés.

Mais la loi Nome ne prévoit pas de reconduire ce tarif préférentiel au delà de juin 2011, à la demande des instances européennes, pour des questions de respect de la concurrence.

La SNCF, dont les dépenses au moment des pics de consommation représentent deux tiers de ses besoins, devra donc acheter l'électricité des heures de pointe aux prix du marché. L'électricité de pointe coûte plus cher car des centrales à gaz, à charbon et au fioul sont allumées pour satisfaire l'augmentation de la consommation.

Mêmes craintes chez la RATP

La RATP sera soumise aux même difficultés que la SNCF, a par ailleurs prévenu François-Michel Gonnot, député UMP de l'Oise. Le surcoût induit par la nouvelle législation se chiffrerait, selon lui, en dizaine de millions d'euros pour la RATP.

"Le surcoût va in fine soit se retourner sur les collectivités et les entreprises qui financent le syndicat des transports d'Ile-de-France (STIF) soit, soyons clairs, sur les tickets de métro", a-t-il prédit.

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