Après le Brexit, inquiétudes à la City

  • A
  • A
Partagez sur :

Le quartier des affaires observe avec crainte l'effondrement des marchés boursiers, après la victoire du Brexit au référendum.

À la City, les traders n'ont pas fermé l'œil de la nuit. Certains avaient même apporté leur sac de couchage dans les tours du quartier financier de Londres pour suivre le résultat du référendum sur le Brexit depuis des "cellules de crise" installées pour l'occasion.

"Black Friday". Ceux qui ne sont pas restés au bureau ont sauté dans un taxi au petit matin pour revenir le plus vite possible en constatant la victoire des partisans du "Leave". "Je n'ai pas dormi de la nuit", témoigne l'un d'eux. "Et à 4 heures, je me suis précipité au bureau. On est tous stressés, inquiets de ce qui va se passer maintenant." Lui qui espérait "que les marchés restent calmes" ne peut que constater, dans la matinée, qu'il n'a pas été exaucé. La City s'attend de fait à un "Black Friday", un vendredi noir pour un krach boursier historique, peut-être aussi grave qu'en 2008. La livre sterling s'est effondrée à son plus bas depuis 30 ans.

Journée de bataille sur les marchés. Dans son cabinet de conseil en investissements, David Blanc anticipe, vendredi matin, une journée de "bataille" sur les marchés. "J'ai des clients qui m'ont appelé dès 4h15 du matin, assez inquiets. Les premiers chiffres que nous avons de la clôture des marchés asiatiques sont très alarmants." La Bourse de Toyko a plongé de près de 8% à la clôture, tandis que celle de Hong-Kong lâchait de plus de 5%. "On vend la livre sterling pour acheter des dollars, de l'euro. On attend un effet domino", indique David Blanc. Et en effet, la bourse de Londres a chuté de plus de 7% dans la matinée, celles de Francfort et de Paris de quasiment 10%.

Les banques reçoivent des consignes. Outre-Manche, les banques ont reçu des consignes pour faire face à cet effondrement boursier. Elles doivent notamment veiller à bien remplir les distributeurs de billets pour faire face à un possible afflux des particuliers. Ces derniers risquent aussi de se précipiter dans les bureaux de change pour convertir les livres en euros ou en dollars.