Alstom : Bercy exige "une phase de négociation" sur l'usine de Belfort

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Alstom : Bercy exige "une phase de négociation" sur l'usine de Belfort
Le constructeur ferroviaire a annoncé mercredi son intention d'arrêter la production de trains à Belfort d'ici 2018.@ SEBASTIEN BOZON / AFP
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Michel Sapin et Christophe Sirugue ont demandé jeudi à Alstom "d'engager une phase de discussion et de négociation" avant toute décision définitive sur une éventuelle fermeture du site de Belfort.

Le ministre de l'Économie, Michel Sapin, et son secrétaire d'État à l'Industrie, Christophe Sirugue, ont demandé jeudi au PDG d'Alstom, Henri Poupart-Lafarge "d'engager une phase de discussion et de négociation" avant "toute décision définitive" sur l'usine de Belfort.

Les organisations syndicales reçues la semaine prochaine. Les ministres "ont insisté (...) pour qu'Alstom s'inscrive dans un dialogue social exemplaire et transparent avec les organisations syndicales", qui seront reçues "dès le début de la semaine prochaine" par Christophe Sirugue, indique Bercy dans un communiqué.

400 salariés concernés. Le constructeur de matériel de transport, dont l'Etat détient 20% du capital, a annoncé mercredi qu'il allait transférer d'ici fin 2018 la production de trains et le bureau d'études de Belfort vers celui de Reichshoffen, en Alsace. Le site de Belfort compte actuellement 480 salariés, dont 400 sont concernés par cette décision. Son activité sera recentrée sur la maintenance et la réparation.