Air France : le syndicat des pilotes SNPL aiguise sa stratégie

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Air France : le syndicat des pilotes SNPL aiguise sa stratégie
@ AFP
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Le syndicat majoritaire chez les pilotes d'Air France se réunit jeudi afin de définir sa stratégie avant de rencontrer probablement la direction de la compagnie vendredi. 

Le syndicat de pilotes majoritaire à Air France, le SNPL, se réunit toute la journée de jeudi pour définir sa stratégie face à la direction, une première depuis l'échec des négociations fin septembre avec la compagnie. Une rencontre entre le PDG d'Air France-KLM Alexandre de Juniac et les syndicats de pilotes représentatifs à Air France, le SNPL (65% des voix pilotes) et le SPAF (21%), pourrait par ailleurs avoir lieu vendredi ou en début de semaine prochaine, a-t-on appris de sources syndicales.

"Rétablir la vérité". La quarantaine de membres du Conseil du SNPL Air France, sorte de Parlement du syndicat, a entamé en début de matinée une réunion à huis-clos. Le bureau du SNPL leur expliquera "ce qui s'est passé ces dernières semaines" lors des négociations avec Air France, pour rétablir la vérité des échanges, a indiqué Véronique Damon, la secrétaire générale. Une fois cette mise au point effectuée, les membres du Conseil débattront de la position à adopter face à la direction. Les élus du SNPL vont "aller chercher le soutien du Conseil pour la poursuite éventuelle du dialogue", développe Véronique Damon.

Date-butoir dépassé et plan B. Air France avait fixé au 30 septembre la date-butoir pour parvenir à un accord sur une hausse de la productivité des personnels navigants, principalement par une augmentation du temps de vol, à rémunération constante. Les négociations ont échoué, la direction a opté pour un "plan B" de réduction de son offre long-courrier impliquant un sureffectif de 2.900 postes à court terme.

Trois mois pour trouver un nouvel accord. Les syndicats de pilotes et la direction ont désormais trois mois pour trouver un accord et réduire ainsi la portée du plan de restructuration annoncé lundi lors d'un comité central d'entreprise interrompu par des incidents. Un compromis en vu ? "On ose y croire, on ne va pas laisser l'entreprise aller à sa perte toute seule", indique Véronique Damon. Mais pour cela, "il faudrait que les négociations commencent pour de bon".