A La Baule, Véolia Environnement va privatiser la plage

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Veolia a choisi les "meilleurs projets" pour occuper la plage de La Baule, qu'il va désormais gérer.

Coup de tonnerre à La Baule. Pour la première fois en France, Veolia Environnement va prendre le contrôle d'une plage l'an prochain. Et le groupe a décidé de faire le ménage dans les établissements de la célèbre station balnéaire des Pays de la Loire. Trois enseignes vont fermer : le Papagayo, le Calmos et le Nossy Be.

"Coup de massue". Depuis les années 80, le Nossy Be était le rendez-vous des vedettes du show-biz comme Johnny, Patrick Bruel, Catherine Deneuve et tant d'autres, qui y avaient leur rond de serviette. Jeudi, le groupe Veolia a balayé d'un trait de plume une des institutions bauloises, au profit d'un bar à bière. "J'ai pris un coup de massue et c'est révoltant", s'indigne Stéphane Malhaire. C'est une décision purement financière, on ne pensait pas ne pas être reconduits… Est-ce qu'aujourd'hui ça va correspondre à l'image de la mairie un bar à bières sur la plage de La Baule ? C'est très difficile, car le fruit de 30 ans de travail est perdu", déplore le propriétaire, qui va devoir procéder à une liquidation judiciaire. 

Veolia parle d'un système de notation. "Donner une plage au privé… Le jour où Veolia va trouver trop cher d'entretenir la plage chaque jour, il ne la nettoiera plus qu'un jour sur deux. Et on peut redouter à court terme qu'il faille mettre un euro dans un tourniquet pour descendre sur la plage", anticipe déjà Loïc Durand-Raucher, propriétaire d'un autre emblème de la plage qui va fermer, le Papagayo. De son côté, Veolia évoque un simple système de notation implacable. Sur les 20 restaurants que compte la plage, 17 auront le droit d'ouvrir pour la saison prochaine.