The Lobster : "On ne saisit pas vraiment l'enjeu du film"

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Le nouveau long-métrage de Yorgos Lanthimos, présenté à Cannes en mai dernier, n'a pas convaincu Bruno Cras, spécialiste du cinéma à Europe 1.  

The Lobster, le nouveau long-métrage du cinéaste grec Yorgos Lanthimos, sera sur les écrans mercredi. Le film, le premier tourné en Anglais par le réalisateur, a été présenté en compétition officielle cette année à Cannes. Colin Pharrell y partage l'affiche avec Léa Seydoux. Un long-métrage qui, lors de sa présentation à Cannes, n'avait pas convaincu Bruno Cras, le monsieur cinéma d'Europe 1.

Le pitch. Dans un monde où les hommes ont quarante-huit heures pour trouver l'âme sœur, sous peine de se voir transformés en animal, le héros choisit de devenir un homard, qui lui rappelle la mer et qui vit 100 ans. Mais celui-ci parvient finalement à déserter et rejoint "les Solitaires", un clan de rebelles dirigés par une femme qui interdit à quiconque de tisser un lien amoureux.

Comme toujours dans ses films, Yorgos Lanthimos s'intéresse aux relations humaines. L'idée est née au cours d'une conversation entre le réalisateur et son co-scénariste. Ensemble, ils ont mené une réflexion autour de ce que signifie l'amour pour l'homme.

Une fable "peu convaincante". The Lobster, film "à l'humour noir" et "insolite" peint une société "totalitaire" où l'amour est "toujours soumis aux codes", décrit Bruno Cras. Les acteurs n'y apparaissent pas sous leur meilleur jour. Très ordinaire, sans charme, c'est un Colin Pharrell "méconnaissable" qui joue le premier rôle au côté de Léa Seydoux, transformée en chef des "Solitaires". Pour notre journaliste, ce "conte" est "peu convaincant". "On ne saisit pas vraiment l'enjeu du film", déplorait-il à la sortie de la projection, à Cannes.