Polémique au festival d'Angoulême : "une question de génération"

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Antonin Baudry, président du jury du festival d'Angoulême, explique l'absence de femmes de la sélection pour le Grand prix par leur arrivée plus tardive dans le monde de la BD.

INTERVIEW

Pour Antonin Baudry, le président du jury du 43ème festival d’Angoulême, l’absence première d’auteures parmi les nominés au Grand prix est "une question de génération".

"Plein" d'auteures aujourd'hui. Ce prix récompense un(e) auteur(e) "pour l’ensemble de son œuvre et sa contribution à l’évolution de la bande dessinée". "Au départ, il y en [des femmes] avait assez peu [dans le monde de la BD]", explique-t-il. "Aujourd’hui, il y en plein. Il y a 12 ou 13% de femmes auteures". Une arrivée plus tardive des femmes dans ce monde très masculin qui explique, selon le scénariste de Quai d’Orsay, qu’elles soient nominées à des prix récompensant de plus jeunes auteurs. "Pour le prix des meilleures BDs Fauve, onze BDs nominées sur 40 ont été écrites par des femmes. Aux prix Découverte - dont Europe 1 est partenaire, 100% des nominées sont des femmes… C’est dire à quel point les femmes sont talentueuses !"

De la diplomatie à la BD. Antonin Baudry, polytechnicien, normalien et ancien diplomate passé à l’écriture, a également évoqué son parcours pour le moins atypique. "J’ai adoré ce que je faisais, j’ai eu des postes très intéressants. Mais il y avait aussi d’autres choses qui m’appelaient et que j’avais envie de faire", se souvient-il. "En arrivant à 40 ans, à un moment on se dit qu’il faut faire ce qu’on a envie de faire." Il n’en éprouve aucun regret. Avant de conclure : "je me suis complètement consacré à ça, mais jamais pensé que toute ma vie, je ne ferais qu’une seule chose".