Lola Lafon : “Nadia Comaneci proposait la puissance, la finesse”

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Invitée mercredi de Europe 1 Social Club, Lola Lafon évoque sa pièce de théâtre “La petite communiste qui ne souriait jamais”, inspirée du livre du même nom.

“Une passion quasi-pédophile”. Lola Lafon, auteure du livre La petite communiste qui ne souriait jamais, en propose l’adaptation au Théâtre de la Cité Internationale du 7 au 18 décembre*. Au micro de Frédéric Taddeï dans Europe 1 Social Club mercredi, elle a expliqué comment son texte sur la gymnaste roumaine Nadia Comaneci a été préparé. “Pour mon roman, j’ai quand même lu une dizaine d’années du journal L’Équipe, même si je ne lisais que la section gymnastique. J’ai lu aussi d’autres choses. Elle avait 14 ans, mais elle avait l’air d’en avoir 10. Ce qui m’a troublée quand j’ai fait ces recherches, c’est qu’il y avait une passion quasi-pédophile très assumée : ‘ses petites cuisses d’albatre, son petit torse plat et ferme’... C’est vraiment quelque chose qui a disparu.”

“Jodie, Brooke et Nadia”. À cette époque (dans les années 70) rappelle Frédéric Taddeï, “il régnait une espèce de triumvirat médiatique de petites filles : Jodie Foster, Brooke Shields et Nadia Comaneci. On nageait dans l’univers de la petite fille”. “La différence est qu’elle, elle propose la puissance, la finesse, elle était imbattable. C’était une autre forme de féminité”, poursuit Lola Lafon à propos de la gymnaste.


*La petite communiste qui ne souriait jamais, du 7 au 18 décembre au Théâtre de la Cité Internationale.