L'hommage d'Amanda Sthers à Johnny Hallyday, "le marqueur d'une génération"

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L'auteure et proche de Johnny Hallyday a fait part, mercredi sur Europe 1, de son "chagrin" après la mort du chanteur.

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"Je pense à sa femme évidemment, à ses enfants…" Mercredi, sur Europe 1, quelques heures après l'annonce de la mort de Johnny Hallyday des suites d'un cancer, Amanda Sthers, écrivaine et proche du chanteur a tenu à faire part de son "chagrin, un chagrin qui nous dépasse tous, celui de perdre un symbole. Il incarnait à mes yeux la force, la survie, l'immortalité", explique-t-elle. "C'est le marqueur d'une génération, celui qui nous rappelle que nos parents sont mortels, que nous sommes mortels", rappelle l'auteure qui avait sorti il y a quatre ans, "Dans mes yeux", une autobiographie de Johnny Hallyday.

"Un être timide malgré tout". "C'est un monument national, quelqu'un qui trimbalait malgré lui l'histoire d'un pays et des émotions très particulières parce que c'était un être timide malgré tout ce que l'on peut imaginer", ajoute Amanda Sthers qui rappelle combien l'envie d'être aimé était prégnante chez l'artiste. "Il était blessé par une faille originelle qui est l'abandon d'un père. Je pense que tous les artistes ont cette envie d'être aimé. Ces dernières années, il a été comblé par l'amour, mais cette faille, cette espèce de blessure qui fait que l'on se construit, il n'arrivait pas à la chasser. Elle était là dans sa voix, dans sa partie artistique."


"Il avait envie d'être aimé par tous". Au moment de la sortie de son livre, en 2013, l'écrivaine avait affirmé que Johnny Hallyday s'était pas beaucoup aimé. "Je pense que pour demander autant d'amour, il faut une faille narcissique, un besoin de tendresse", confirme-t-elle. "Il était toujours en demande de ça. Il avait envie d'être aimé par tous. Quand il parlait à quelqu'un en tête à tête, il avait ce désir de trouver grâce à ses yeux".

ARCHIVE : Ecoutez l'hystérie des fans de Johnny Hallyday en 1962 :