Lévi-Strauss était le "plus grand anthropologue du XXe"

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Lévi-Strauss était le "plus grand anthropologue du XXe"
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Les hommages se sont succédé mardi après l’annonce du décès de Claude Lévi-Strauss qui allait avoir 101 ans.

"Pour toute une génération d'anthropologues, une page se tourne" avec la mort de Claude Lévi-Strauss. Le professeur Philippe Descola, son successeur à la direction du laboratoire d'anthropologie sociale au Collège de France, a rendu hommage mardi à celui qu’il considérait comme son "maître", "le plus grand anthropologue du XXe siècle". Le musée du Quai Branly, auquel Claude Lévi-Strauss avait légué d’importantes collections, a dit de son côté perdre une "figure tutélaire".

Nicolas Sarkozy a choisi de saluer "l'humaniste infatigable, l'universitaire curieux, toujours en quête de nouveaux savoirs, l'homme libre de tout sectarisme et de tout endoctrinement qu'incarnait M. Claude Lévi-Strauss", selon un communiqué de l’Elysée. Sortant d’un silence de plusieurs jours, l'ancien président Jacques Chirac a confié sa "grande émotion" à l’annonce de la mort de cet intellectuel d'"exception".

Au sein du gouvernement, le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a estimé que Claude Lévi-Strauss nous avait "appris à regarder, écouter, voir autrement". La ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, a rappelé que Claude Lévi-Strauss "était de ces contemporains capitaux qui firent la richesse du débat d'idées dans la France de la seconde moitié du XXe siècle, renforçant ainsi le rayonnement culturel de notre pays". Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères, a salué un "visionnaire, héritier des Lumières".

Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, a rendu hommage à un "authentique homme de gauche laissera la trace d'un esprit fertile dont le regard sur les peuples premiers et sur leurs mythes, constitue un legs magistral". La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a estimé pour sa part que l'oeuvre de Lévi-Strauss appartenait "au patrimoine universel".

Jean d'Ormesson, qui était assis "à côté de lui" à l'Académie française, s'est dit très ému par le décès de son collègue et ami.