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«L'écriture inclusive tue la beauté de la langue française», dénonce l'académicien Jean-Marie Rouart

Amélia Porret . 1 min
Eliot Deval.

Eliot Deval et vous

Eliot Deval

Invité d'"Eliot Deval et vous" ce dimanche 11 janvier, l'académicien Jean Marie Rouart est revenu sur la décision du Conseil d'État de valider les plaques commémoratives de l'Hôtel de ville de Paris utilisant l'écriture inclusive. Affligé par cette décision, il dénonce une menace pour la langue française.

Des plaques commémoratives ont été présentées à l'intérieur de l'Hôtel de ville de Paris utilisant l'écriture inclusive, provoquant la colère de l'association Francophonie Avenir. Le 31 décembre dernier, le Conseil d'État a rejeté le pourvoi de l'association qui réclamait leur retrait. 

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Une décision de la plus haute juridiction administrative que conteste l'Académie française. Dans Eliot Deval et vous, l'académicien Jean-Marie Rouart manifeste son opposition à l'écriture inclusive, estimant que "la langue française est menacée de toutes parts". "La langue française, c'est surtout la beauté. Et ce que tue, d'une certaine façon, l'écriture inclusive, c'est la beauté". 

Le risque d'une "instabilité linguistique au sein de la France"

Le Conseil d'État "qui n'a aucun sens de sa responsabilité", va provoquer une "instabilité linguistique au sein de la France", déjà traversée par de nombreuses crises. Prenant l'exemple des idiomes, Jean-Marie Rouart souligne que ces variations ne sont pour autant pas utilisées dans les textes officiels : 

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"Il y a toujours eu des gens qui ont voulu des idiomes particuliers, des argots... Je n'ai rien contre l'argot. Au contraire, je trouve que l'argot a un fondement. Mais, ce n'est pas pour ça que l'on va maintenant rédiger des plaques commémoratives en argot ou alors en franglais".  

Par ailleurs, il fustige le désintérêt d'Emmanuel Macron, "qui ne se préoccupe pas beaucoup de la langue française". "C'est extrêmement grave de ne pas voir un président de la République conscient de ce patrimoine fondamental, ce patrimoine de beauté et d'unité", regrette-t-il.