Le visa d'exploitation du film La Vie d'Adèle annulé par la justice

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Le visa d'exploitation du film La Vie d'Adèle annulé par la justice
@ VALERY HACHE / AFP
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La justice avait été saisie au sujet du film de Abdellatif Kechiche, Palme d'Or en 2013, par une association proche des milieux catholiques traditionalistes.

Le visa d'exploitation du film La Vie d'Adèle, actuellement interdit aux moins de 12 ans avec avertissement, a été annulé mercredi par la justice en raison des "scènes de sexe réalistes" du film, "de nature à heurter la sensibilité du jeune public".

La justice saisie par des catholiques traditionalistes. La ministre de la Culture Fleur Pellerin devra "procéder au réexamen de la demande de visa" du film, Palme d'or à Cannes en 2013, dans un "délai de deux mois", indique la Cour administrative d'appel de Paris dans sa décision. La justice avait été saisie à ce sujet par l'association Promouvoir, proche des milieux catholiques traditionalistes.

Une histoire d'amour homosexuelle. Avec ce film qui contient des scènes sulfureuses, le réalisateur Abdellatif Kechiche, auteur de L’Esquive, de La Graine et le mulet, ou encore de La Vénus noire, s’est inscrit dans la veine de ses précédentes œuvres. Combattant les clichés qui collent à la peau de grands thèmes tels que l’immigration, l’identité ou la différence, il abordait dans cette fiction l’homosexualité à travers la passion de deux jeunes filles.


Quelles conséquences pour le film ? Le visa d'exploitation est une autorisation administrative nécessaire pour que le film soit exploité dans une salle de cinéma. Il est délivré par le ministère de la Culture, après avis de la commission de la classification des œuvres cinématographiques du CNC. Suite à cette décision de justice, le film ne peut plus faire l'objet d'une diffusion en salles.  La vie d'Adèle devra repasser en commission pour obtenir un nouveau visa. Dans le cas présent, le ré-examen devra se faire dans un "délai de deux mois". Une telle mesure s'était déjà produite pour le film Saw 3D. À l'époque, c'était déjà l'association Promouvoir qui avait saisi la justice.