Le scénariste de la série "À la Maison Blanche" exclut une suite basée sur Trump

  • A
  • A
Le scénariste de la série "À la Maison Blanche" exclut une suite basée sur Trump
Aaron Sorkin estime que Donald Trump ne ferait pas un personnage de fiction crédible.@ RICH FURY / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Partagez sur :

Donald Trump "n'a aucune des qualités nécessaires pour raconter une histoire", estime Aaron Sorkin, scénariste de la série à succès des années 2000 "À la Maison-Blanche".

Aaron Sorkin, scénariste de À la Maison-Blanche, a exclu de baser sur l'administration Trump une éventuelle suite à sa série phare des années 2000 sur la vie politique américaine.

Un manque de "nuance" chez Trump. Aaron Sorkin, lauréat d'un Oscar du meilleur scénario adapté pour son travail sur The Social Network, a confié à la chaîne ABC, dans un entretien qui doit être diffusé vendredi, qu'il ne développerait pas un président basé sur Donald Trump car "il n'y a aucune nuance" chez le 45ème président des États-Unis.

"Je ne trouve pas qu'il soit un personnage terriblement intéressant. Il est exactement ce à quoi il ressemble", a jugé Aaron Sorkin. "C'est un personnage qui ne serait pas crédible pour une fiction. Il n'a aucune des qualités nécessaires pour raconter une histoire."

Sorkin préférerait un président afro-américain. La série À la Maison-Blanche a été diffusée de 1999 à 2006, avec le personnage de Josiah Bartlet comme président démocrate, joué par Martin Sheen. Aaron Sorkin, scénariste le mieux payé d'Hollywood avec quatre millions de dollars (soit 3,3 millions d'euros) par texte, a toujours refusé de relancer la série, malgré les offres de la chaîne NBC.

Il a expliqué en novembre au Hollywood Reporter que s'il faisait une suite, sa préférence irait à un président incarné par l'acteur afro-américain Sterling K. Brown (The People vs. O.J. Simpson) qu'il mettrait dans une situation "d'urgence, (…) très délicate, impliquant la menace d'une guerre ou quelque chose comme ça". Le président Bartlet, depuis longtemps retraité, serait consulté "de la même façon que Bill Clinton avait l'habitude de consulter Nixon".