Le comédien de Plus belle la vie accuse la police

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Le comédien de Plus belle la vie accuse la police
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Laurent Kerusore, Thomas pour les intimes de la série phare de France 3, affirme avoir reçu des coups d'un policier.

Dans Plus belle la vie, il n’est pas rare que les personnages passent un moment au poste de police. Jeudi matin, aux alentours de 02h30, la réalité a rejoint la fiction. Laurent Kerusore, plus connu par les fans de la série de France 3 sous le nom de Thomas, un jeune serveur homosexuel, a en effet été interpellé dans le centre-ville de Marseille, sur le cours Julien.

Le comédien, âgé de 35 ans, aurait été mêlé à une altercation avec deux autres hommes, selon une source policière. A l’arrivée de la police, les trois protagonistes, en état d'ébriété, se seraient alors retournés contre les agents. Arrêté, Laurent Kerusore a ensuite été placé en garde à vue et relâché après une quinzaine d'heures.

Il dit avoir reçu des insultes homophobes et des coups alors qu'il était menotté dans une voiture de police après son interpellation, indique son avocat. "Le fonctionnaire de police qui était assis à l'avant-droit du véhicule a proféré un certain nombre d'injures à caractère homophobe puis l'a frappé, d'abord avec le poing puis avec une matraque alors qu'il était menotté, immobilisé et évidemment inoffensif", a expliqué Me Allegrini. "Je l'ai visité en garde à vue, j'ai observé qu'il avait des marques importantes sur le visage et j'ai fait des observations écrites".

Laurent Kerusore a déposé plainte alors que le parquet de Marseille a saisi l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). Selon une source proche de l'enquête, le médecin de l'hôtel de police lui a délivré, avant son placement en garde à vue, une ITT (interruption totale temporaire de travail) de cinq jours.

Les trois hommes seront convoqués ultérieurement pour une médiation pénale, une mesure alternative aux poursuites pénales, pour les violences volontaires sur la voie publique. Dans le trio placé en garde à vueà la sûreté départementale figure aussi le fils d'une magistrate de la région parisienne, indique une source proche de l'enquête.