"La Coiffeuse" de Picasso de retour à Pompidou après une longue escapade

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"La Coiffeuse" de Picasso de retour à Pompidou  après une longue escapade
"La coiffeuse" de Picasso. @ FRENCH EMBASSY-FRENCH CUSTOMS / AFP
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"La Coiffeuse", une toile cubiste de Picasso, a officiellement retrouvé jeudi les collections du Centre Pompidou, après une escapade de quinze ans à l'origine toujours mystérieuse.

La toile a disparu quinze ans avant de retrouver jeudi les collections du Centre Pompidou. "La Coiffeuse", une toile cubiste de Picasso, a officiellement retrouvé le musée après une escapade toujours mystérieuse. Estimé à 15 millions de dollars, ce petit tableau de 33 cm sur 46 cm a été retrouvé en décembre 2014 par les douanes américaines à Newark, près de New York.

Disparu en 2000. Peint par Picasso en 1911, ce chef d'oeuvre du cubisme analytique avait fait sa dernière apparition en public de "La Coiffeuse" en 1997, à l'exposition "Picasso und seine Sammlung", à la Kunsthalle der Hypo-Kulturstiftung de Münich. Le Centre Pompidou n'avait plus de nouvelles de la toile depuis décembre 2000 lorsque sa disparition des collections avait été constatée à la suite d'une demande de prêt.

Il traverse l'Atlantique dans un colis "Joyeux Noël". Selon l'enquête, le tableau a traversé l'Atlantique dissimulé dans un colis portant l'inscription "Art Craft/30 E/Joyeux Noël". Le colis Fedex, posté en Belgique le 17 décembre 2014, était à destination d'un entrepôt de stockage climatisé dans le Queens, une destination étrange pour une pièce d'artisanat de 30 euros. L'interception du tableau à Newark est due à la vigilance des douaniers américains. Ils ont été en effet surpris de constater que le prix du supposé cadeau de Noël était moitié moins cher que le coût d'envoi du paquet.

Quant à la façon dont le tableau a disparu des collections et au responsable de ce tour de passe-passe, cela reste à ce jour un mystère. Aucune interpellation n'a été effectuée.

Restauré car abîmé. Selon le président du Centre Pompidou, Serge Lasvignes, la toile a été "détériorée par le vol, les mauvaises conditions de conservation qu'elle a subies et les aléas rocambolesques de son expédition outre-atlantique" et "doit faire désormais l'objet d'une soigneuse campagne de restauration". "Le rentoilage a souffert" et il faut "combler les espaces où la matière picturale a disparu", a expliqué Véronique Sorano-Stedman, chef du service restauration du Centre Pompidou.