Jain : "Chanter était à la fois le moyen de me cacher et de dire ce que je ressentais"

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La révélation française multiplie les festivals cet été et s'envole à l'automne pour l'Amérique. Elle raconte ses influences et ses débuts dans la chanson au micro d'Europe 1.

INTERVIEW

Cet été, elle est partout ! Aux Francofolies, aux Vieilles Charrues, à la foire au vin de Colmar… Mais aussi à l'étranger, à Budapest, en Hongrie, en Allemagne et en Italie. La chanteuse Jain a enchaîné entre "70 et 80 dates".

Une année "magique". En octobre, elle s'envolera pour New York, Los Angeles et Montréal. Un parcours à 100 à l'heure pour celle que l'on a découvert il y a un an, avec son album Zanaka (enfant en malgache). Un opus folk, hip-hop, reggae - "melting-pop" selon sa propre qualification - dont le titre Come n'a pas pu vous échapper. Cette année incroyable, auréolée d'une nomination aux Victoires de la musique a été "magique" pour Jain, 24 ans. "Cela a été rapide mais pas brutal car je suis très bien entourée. Tous ces festivals, c'était complètement fou ! Je n'avais jamais vécu ça. J'ai fait pas mal de festivals en tant que festivalière, alors me retrouver sur une scène, c'était dingue", raconte-t-elle au micro d'Europe 1 dimanche.

Première chanson au Congo. Son tube Come (32 millions de vues sur Youtube) a été écrit quand la chanteuse avait 16 ans. "Je crois que c'est la quatrième chanson que j'ai écrite. C'était à Pointe-Noire au Congo et je l'avais mise sur Myspace. C'est là que tout a commencé. Grâce à cette chanson, j'ai rencontré mon manager et producteur, Yodelice", se réjouit Jain. La chanteuse affirme "être née artistiquement" au Congo. "C'est là que j'ai découvert cette passion pour la composition et le chant. J'étais très timide et j'avais du mal à dire les choses. Mon moyen à la fois de me cacher et de dire ce que je ressentais, c'était de chanter."

Une vie autour du monde. Come raconte la difficulté d'être séparé de ses amis. La jeune femme, expatriée, en sait quelque chose. Elle a suivi son père qui travaille pour une compagnie pétrolière autour du monde. Au gré de ses voyages, Jain a rencontré des musiciens, essayé des percussions. "Les musiques africaine et arabe sont complètement différentes. Cela m'a ouvert plein de portes." L'envie de jouer des instruments était déjà bien ancrée en elle. Elle commence la batterie à 6 ans, apprend plus tard la guitare sur Youtube grâce à des tutoriels, puis compose ses propres sons.

Mantra. Si le succès se conjugue au présent, Jain tient à garder ce mantra indien en tête : "Ne sois pas déçue si tu perds, ne deviens pas fière si tu gagnes".