Grosse boulette à Reims : une oeuvre de C215 effacée par la brigade anti-tags

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Grosse boulette à Reims : une oeuvre de C215 effacée par la brigade anti-tags
C215 alias Christian Guémy.
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La mairie de Reims avait commandé une oeuvre à l'artiste de street art. Le service propreté de la Ville, qui n'était pas au courant, l'a effacée.

"Un petit couac", dixit la mairie. Voire même une grosse gaffe. Alors que la mairie de Reims avait commandé une oeuvre de C215 pour faire la promotion de l'artiste de "Street art" en vue d'une exposition, la fresque a été effacée par la brigade anti-tags de la Ville. "Les services qui ont 'dealé' avec C215 ont oublié de prévenir le service propreté, confesse une attachée de presse de la mairie, confirmant une information de L'Union. Ils n'ont pas dit qu'il y avait quatre 'grafs' qu'il ne fallait pas effacer".

Un garçon boudeur. La direction culture et celle chargée des événements avaient en effet demandé à l'artiste originaire d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) de réaliser plusieurs œuvres dans la ville, car le célèbre graffeur va bénéficier d'une grande rétrospective sur près de 600 m2 au printemps. L'oeuvre, qui représentait un garçon boudeur agenouillé et qui avait été peinte sur un transformateur à côté de l'hôtel de ville, a été effacée en début de semaine. Le Havre avait connu un mésaventure similaire en octobre dernier.

Capture d'écran l'union

Repeinte en mars. Interrogé samedi, l'artiste a réagi en expliquant que la détérioration d’œuvres pouvait arriver dans le "street art". "Là où j'ai été surpris, c'est qu'elle a été nettoyée par la ville alors qu'elle me l'a commandée", a dit C215, alias Christian Guémy, 42 ans et historien de formation. "Les services de la mairie se sont excusés platement et se sont eux les premiers 'emmerdés'. Il y a eu une confusion entre les services et une petite erreur", a-t-il ajouté, soulignant "l'intérêt" de la ville de Reims pour cet art de rue. En mars, l'artiste viendra repeindre au même endroit d'une manière "assez similaire", "car je ne repeins jamais deux fois la même chose". "La direction de la culture et des événements vont bien prévenir cette fois-ci des emplacements à la brigade anti-tags", a indiqué la mairie. Une bonne idée.