Visite guidée de l'exposition Velásquez au Grand Palais

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Visite guidée de l'exposition Velásquez au Grand Palais
@ BERTRAND GUAY / AFP
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VISITE GUIDÉE - Le Grand Palais consacre une exposition au génie de la peinture espagnole, du 25 mars au 13 juillet prochain. 

Le Grand Palais consacre une exposition exceptionnelle au génie de la peinture espagnole, Diego Velázquez. L'artiste n'était autre que le peintre officiel du Roi Philippe 4. Seront exposés une cinquantaine de chef-d' œuvres du maître du 17e siècle, entre le 25 mars et le 13 juillet prochain. Europe 1 a pu découvrir l'exposition en avant-première. 

"Un véritable événement". Il n'y avait encore jamais eu d'exposition Velásquez en France. Pas un seul tableau du maître n'est exposé, même au Louvre. L'exposition du Grand Palais marque donc un véritable événement, puisqu'une cinquantaine de toiles, la moitié de la production du célèbre peintre, vont être exposées au Grand Palais. "On découvre ainsi avec émotion le portrait de L'infante Marguerite, en bleu, âgée d'à peine huit ans et le regard grave", raconte Diane Shenouda, journaliste culture à Europe 1, qui a pu découvrir cette exposition avant l'heure.

Velasquez

© BERTRAND GUAY / AFP


Des toiles, criantes de vérité. Si la peinture du maître est si forte, c'est parce que Velásquez a peint les nains et les bouffons avec la même force que les rois et les puissants, comme le rappelle Guillaume Kientz, le commissaire de l'exposition. "Velásquez peint les gens comme ils sont. Il ne cherche pas à les flatter, ni à les enlaidir. Son talent ? Avoir réussi à "tirer les défauts vers une forme d'éternité", confie le professionnel. Les "laideurs physiques" de ses sujets deviennent ainsi "grandioses".

Le chef-d'œuvre de Velásquez, le portrait du Pape Innocent X, est tout simplement criant de vérité.  Pour le modèle lui-même, le tableau paraissait trop réaliste. "Ce n'est pas forcément une critique" selon le commissaire de l'exposition Guillaume Kientz, mais le Pape "se rend compte", en regardant la toile pour la première fois, "de la force du peintre" qui parvient "à tirer vers la vérité, vers la réalité, tout ce qu'il représente." La légende dit même à propos de ce tableau qu'un camérier pontifical (chargé du service personnel du Pape) qui passait devant la toile, a effectué une génuflexion, pensant qu'il s'agissait du Pape en personne. Autre clou de l'exposition : les visiteurs pourront admirer la Vénus au miroir, l'un des rares nus de la peinture espagnole mais aussi l'un des plus énigmatiques.  

Le roi Felipe VI d'Espagne devait se rendre en France pour une visite d'Etat avec son épouse, la Reine Letizia, pour trois jours, mais le souverain a dû annuler sa visite en raison du crash de l'A320 dans le Sud des Alpes. Il devait à l'origine profiter de cette visite pour inaugurer l'exposition Velázquez. Les circonstances en ont voulu autrement. 

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