Gaudin ironise sur Depardieu, maire de Marseille "à qui on pardonne tout"

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Gaudin ironise sur Depardieu, maire de Marseille "à qui on pardonne tout"
@ JEAN CHRISTOPHE MAGNENET / AFP
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Dans une série produite par Netflix, Gérard Depardieu interprète un maire de Marseille, en poste depuis 25 ans. 

Le rôle de maire de Marseille endossé par Gérard Depardieu dans une série produite par Netflix a fait réagir le vrai maire de la cité phocéenne. Jean-Claude Gaudin a en effet ironisé mardi matin, lors de la visite d'un nouveau groupe scolaire dans le centre-ville de Marseille, sur le personnage joué par l'acteur français, à qui on "pardonne tout". Le tournage de la série, un "House of Cards" à la française en huit épisodes, a commencé lundi.

"A moi, on ne me pardonnerait rien". "Vous savez, on filme Depardieu aujourd'hui. Paraît-il qu'il serait le maire. A lui, on lui pardonne tout, mais à moi, si je ne respectais pas les règles et les lois, on ne me pardonnerait rien", a-t-il lancé, goguenard, alors que la rentrée à Marseille s'annonce plus calme que celle de l'année dernière. Gérard Depardieu, que le maire a rencontré à la mi-journée, incarne dans "Marseille" Robert Taro, maire depuis 25 ans. 

"C'est pas la même responsabilité. Mais enfin vous avez des électeurs dans les deux cas", a commenté, dans l'après-midi, Dan Franck, scénariste de la série : "c'est deux formes de public mais c'est deux publics quand même". "Les deux personnages principaux de la série, ce sont Gérard Depardieu et Benoît Magimel qui représentent deux générations d'hommes politiques et ils sont formidables", a souligné Dan Franck.

Depardieu ? "De la prestance, du bagou". "Quand les comédiens arrivent (...) souvent on reprend les dialogues pour les mettre dans leur bouche", a-t-il expliqué. Or "Depardieu dans le maire de Marseille, j'avais tellement imaginé quelqu'un avec cette prestance, ce bagou, cette intelligence, que je n'ai rien fait".

Au deuxième jour d'un tournage qui devrait durer "trois petits mois", l'atmosphère est "très bonne", a indiqué Dan Franck, à la sortie de l'immeuble abritant la salle du conseil municipal dans laquelle a été tournée la première scène, qui ne sera pas la première scène de série. "Il y avait 150 comédiens", a-t-il ajouté : "Commencer comme ça c'est fort, c'est chaud, c'est puissant".