"Et moi qui m'imaginais devoir vivre pour toujours" : les dernières lignes de Jean d'Ormesson

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Ces lignes ont été découvertes sur le bureau de l'académicien mort dans la nuit de lundi à mardi. 

"Et moi qui m'imaginais devoir vivre pour toujours, qu'est-ce que je deviens ?" La fille de Jean d'Ormesson a présenté jeudi soir sur France 5 les dernières phrases écrites par l'écrivain et académicien mort dans la nuit de lundi à mardi.

"La mort ne peut rien contre moi". "Une beauté pour toujours. Tout passe. Tout finit. Tout disparaît. Et moi qui m'imaginais devoir vivre pour toujours, qu'est-ce que je deviens ? Il n'est pas impossible... Mais que je sois passé sur et dans ce monde où vous avez vécu est une vérité et une beauté pour toujours et la mort elle-même ne peut rien contre moi."

Trouvées sur son bureau. Ces lignes manuscrites ont été trouvées samedi sur le bureau de l'académicien a expliqué sa fille Héloïse d'Ormesson, à l'occasion d'une émission spéciale de La Grande Librairie.

Hommage national. Un hommage national doit être rendu vendredi à l'auteur d'"Au plaisir de Dieu". Il débutera à 10h30 par une messe célébrée en la cathédrale Saint-Louis des Invalides à Paris. C'est l'académicien Jean-Marie Rouart qui prononcera l'éloge de son ami immortel disparu à l'âge de 92 ans. La cérémonie religieuse sera suivie à midi par un hommage national dans la cour d'honneur des Invalides présidé par le président Emmanuel Macron.