Démission du directeur des Chorégies, en conflit avec la mairie d'Orange

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 Démission du directeur des Chorégies, en conflit avec la mairie d'Orange
Suite à un conflit avec le maire Jacques Bompard (photo), le directeur des Chorégies d'Orange a choisi de quitter son poste.@ ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
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En conflit avec la municipalité d'extrême droite, Raymond Duffaud, directeur des Chorégies d'Orange depuis 35 ans, a annoncé sa démission.

Raymond Duffaut, directeur général des Chorégies d'Orange depuis 1981, a démissionné à la suite d'un conflit avec la municipalité d'extrême-droite dirigée par Jacques Bompard, qui a pris le contrôle du festival lyrique le plus populaire de France. "La ville considère que la présidence de l'association des Chorégies d'Orange lui revient de droit, c'est un coup de force", a-t-il expliqué après avoir rendu publique sa lettre de démission.

Présidence par intérim. L'affaire remonte à janvier, lorsque Thierry Mariani, président depuis 20 ans de l'Association des Chorégies et député des Français à l'étranger, annonce sa démission de la présidence du festival lyrique, en désaccord avec le choix de Jean-Louis Grinda, directeur de l'Opéra de Monte-Carlo, pour succéder à Raymond Duffaut fin 2017. Du fait du départ de Thierry Mariani, et selon les statuts de l'association, il revient à Marie-Thérèse Galmard, adjointe à la vie sociale à la mairie d'Orange, d'assurer l'intérim de la présidence, avant que le conseil d'administration élise un nouveau président.

La Ligue du Sud. Mais selon Raymond Duffaut, Marie-Thérèse Galmard entend rester à la présidence jusqu'à la fin du mandat de Thierry Mariani en 2018. "C'est la Ligue du Sud (mouvement d'extrême droite de Jacques Bompard) qui met la main sur les Chorégies d'Orange, c'est un coup de force", dénonce-t-il. Le maire d'Orange, Jacques Bompard, estime pour sa part que "le conseil d'administration (qui s'est tenu vendredi matin) a été très clair : la présidente actuelle par intérim est présidente de droit jusqu'à la fin du mandat".

Une interprétation contestée par Raymond Duffaut, qui souligne que les statuts prévoient cet intérim "en cas d'empêchement du président" et non en cas de démission. Pour Jacques Bompard, "la démission est un empêchement. Nous avons consulté un cabinet d'avocat spécialisé sur ce point", a-t-il affirmé.