Comment Francis Huster se préparait à jouer une scène de nu avec Brigitte Bardot

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Les femmes, et notamment les actrices ont eu une grande place dans la vie de Francis Huster. Le comédien s'est dévoilé sur Europe 1.

INTERVIEW

Francis Huster a joué avec de grandes actrices. Il les a aussi aimées et admirées. Invité dans l'émission Il n'y a pas qu'une vie dans la vie, samedi, alors qu'il joue au théâtre des Variétés la pièce de Laurent Ruquier A droite, à gauche, le comédien s'est confié sur ses liens avec les actrices.

Un sparadrap. A 10 ans, Francis Huster voit le film En cas de malheur, avec Jean Gabin et Brigitte Bardot, à l'époque pourtant interdit aux moins de 16 ans. Une quinzaine d'années plus tard, c'est à son tour de tourner une scène de nu avec "le mythe Bardot" dans le film Colinot Trousse-chemise. Et l'acteur s'était "préparé" pour l'événement : "Je m’étais mis un sparadrap au zizi pour ne pas bander tellement j’étais con. Quand Brigitte m’a vu monter sur le lit tout nu et qu’elle a vu ce truc-là autour de mon zizi, elle est devenue toute rouge." Une scène cocasse qui a fait rire tout le plateau. "Ça ne m’a pas empêché de bander d’ailleurs, ajoute le comédien. Comment faire, en restant deux heures, trois heures sur un lit ?", raconte-t-il, plus amusé que gêné à l'évocation du souvenir.

Il rencontre Adjani une première fois à un casting. Mais le grand amour de Francis Huster était Isabelle Adjani. "J’avais rencontré Isabelle quand elle faisait un casting pour Le Petit bougnat." Celle qui deviendra la Reine Margot à l'écran n'a alors que 13 ans. "Moi j’étais à deux doigts d’entrer à la Comédie française, et quand je suis arrivé, tout à fait par hasard, je me suis retrouvé avec elle." Ils sont tous deux choisis pour le film mais Francis Huster doit finalement laisser son rôle. C'est Isabelle qui vient plus tard le voir au théâtre et lui rappelle qu’elle était la petite fille du casting.

Peut-être qu’on se retrouvera sur scène avec Isabelle, un jour. Je le souhaite parce que je l’aime toujours et je crois vraiment qu’elle est une Sarah Bernhardt

"Puis, il s’est passé ce qui s’est passé, amorce le comédien. Isabelle a dit qu’elle avait été amoureuse de mes rôles plutôt que de moi, ça prouve que j’ai dû être performant, mais j’ai aimé Isabelle." L'actrice devient célèbre en jouant L’école des femmes à la Comédie Française, où Huster jouait Horace et "devient du jour au lendemain la Sarah Bernhardt" de l'époque, à 17 ans. "La critique lui décerne le prix de la meilleure comédienne de l’année, pas jeune espoir !"

"Je l'aime toujours". Malgré les nombreuses pièces qui se jouent dans l'Institution, la jeune actrice star "démissionne du Français !" Tout comme André Dussolier et Francis Perrin. "Depuis 30 ans, 40 ans, je suis fou de rage, et contre André, et  contre Isabelle, parce qu’ils n’ont pas interprété les sublimes rôles qu’ils devaient interpréter." Huster et Adjani ont néanmoins eu le temps de jouer ensemble Roméo et Juliette. "C’est un souvenir sublime, d’où ma rage. Peut-être qu’on se retrouvera sur scène avec Isabelle, un jour. Je le souhaite parce que je l’aime toujours et je crois vraiment qu’elle est une Sarah Bernhardt."

Partager sa vie avec une actrice. L'acteur a également vécu une belle et longue histoire de 17 ans avec Cristiana Reali, elle aussi actrice. "C’est impensable de ne pas partager sa vie avec une actrice quand on est un acteur. Moi, c’est tout simple, je le dis. Il y a deux raisons. La première, c'est que l'on emmerde l’autre à parler toute la journée de ce métier. Si elle n'en fait pas partie, à un moment donné elle dit 'ça va, arrête'. La deuxième raison, c'est qu'il y en a toujours un qui domine l’autre pour l’élever", dit celui qui a aussi une vision assez romantico-tragique de l'amour : "Comme la vie, il meurt."