Comment expliquer l'incroyable succès des "Tuche 3" ?

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Après sept jours d'exploitation, le film d'Olivier Baroux cumule 2,2 millions d'entrées en salles. Un succès phénoménal qui le place presque au niveau de Star Wars VII. 

Avec ses 2,2 millions d'entrées en sept jours d'exploitation, Les Tuche 3 n'est pas loin de faire mieux que Star Wars VII, en décembre 2015. "C'est fabuleux", réagit Henri Demoulin, directeur général adjoint chez Pathé, producteur et distributeur du film, au micro de Patrick Cohen sur Europe 1. "On s'attendait à ce que ça marche, mais à ce niveau, non. (...) Là, c’est un phénomène, les gens viennent encore plus nombreux et je pense que ça ne va pas s'arrêter en si bon chemin", souligne-t-il. Mais comment expliquer cet engouement public ? Élément de réponse.

"Les gens d'en haut, vu d'en bas". Pour le sociologue Philippe Cibois, on est exactement dans le même type de phénomène qu'avec le long-métrage Bienvenue chez les Ch'tis. "Il y a des gens de milieux populaires qui se reconnaissent totalement dans cette famille Tuche", explique le spécialiste dans Europe 1 matin. "En plus, ce film nous montre que les élites sont des gens hypocrites, c'est à la fois un rapport avec les gens d'en haut, vu d'en bas".

"Il n'y a aucun mépris, c'est un film qui est plein d'amour". Pour Isabelle Regnier, journaliste cinéma au Monde, Les Tuche 3 est un film réussi. "Ce n'est pas un film qui a été montré à la presse écrite, comme la plupart des grosses comédies françaises. Mais comme le long-métrage est un phénomène, je suis allée le voir en salles, pour pouvoir écrire dessus", raconte-t-elle. Et Isabelle Regnier a été "totalement cueillie" par le film. "Ce sont des personnages qui ne sont absolument pas des caricatures, dans lesquels on peut se reconnaître. Il n'y a aucun mépris, c'est un film qui est plein d'amour", estime la journaliste. Isabelle Regnier voit dans le long-métrage d'Olivier Baroux un film qui prend en charge le gouffre qui sépare les élites du peuple et, en cela, "c'est un peu la première fois qu'on voit ça".