Chine : Les femmes remercient Jean-Jacques Annaud "d’avoir fait leur éducation sexuelle"

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Le réalisateur de L’Amant, invité de la matinale en direct de Pékin, raconte pourquoi les femmes sont nombreuses à vouloir faire des selfies avec lui, en Chine.  

C'est une confidence amusante. Jean-Jacques Annaud, invité de la matinale d'Europe 1 en direct de Pékin, a expliqué pourquoi les gens, et notamment les femmes, sont nombreux à lui demander des selfies en Chine, où il a réalisé son nouveau film, Le dernier loup. Tous lui sont reconnaissants d'avoir réalisé, en 1992, L'Amant, adaptation du livre de Marguerite Duras qui raconte les amours d'une jeune fille de quinze ans et demi et d'un Chinois de trente-six ans à la fin des années 1920 en Indochine. "[Les femmes] font la photo en souriant gentiment et puis, comme si elles s'étaient passé le mot, elles me glissent à l'oreille : "Merci d'avoir fait mon éducation sexuelle !" Puis elles applaudissent et s'en vont en sautant, toutes contentes", confie le réalisateur. Pourquoi un tel enthousiasme ? "L'Amant n'était pas autorisé mais ce sont les contradictions de la Chine, c'est un film qui a été beaucoup vu".


Annaud : "un équilibre nécessaire entre l'homme...par Europe1fr

Jean-Jacques Annaud n'a pas toujours eu des relations très faciles avec l'Empire du Milieu. . Son film, Sept ans au Tibet, sorti en 1997, lui avait valu quelques ennuis : le réalisateur était devenu indésirable en Chine. Mais depuis, les autorités ont visiblement passé l'éponge puisque la Chine est venue rechercher le réalisateur pour lui demander de réaliser Le dernier loup, adaptation d'un best-seller en Chine. "Tout de suite je leur ai rappelé que j'avais fait Sept ans au Tibet qui avait déplu", raconte le réalisateur, "mais ils m'ont tout de suite dit que la Chine avait changé, et aussi qu'ils étaient des gens pragmatiques et qu'ils avaient besoin de moi." Le film nécessitait "quelqu'un qui allait comprendre trois communautés : la civilisation chinoise, la civilisation mongole, et celle des loups."

Jean-Jacques Annaud travaille de nouveau en Chine sur un projet qu'il ne réalisera pas lui-même mais qu'il va suivre de près : un film sur la jeunesse de Gengis Khan, fondateur de l'Empire mongol.