Ce que vous ne savez pas sur l'album "The Velvet Underground & Nico"

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Chaque dimanche, (re)découvrez un album archi culte, son histoire et ses anecdotes. Cette semaine : c'est la banane de Warhol qui devrait vous venir en tête grâce au Velvet Underground.

L'ALBUM CULTE

Direction les Etats-Unis. New York. 1967. Les Velvet Underground sortent The Velvet Underground & Nico sans rencontrer ni le public, ni la critique qui ignore carrément l'opus. Europe 1 Music Club retrace l'itinéraire d'un album qui est passé du statut d'échec retentissant à succès incontestable.

1967, l'embouteillage. Pour faire le grand écart entre bide et album culte, il a fallu quelques ingrédients magiques. Tout d'abord une pochette archiconnue : celle de la banane d'Andy Warhol, mais aussi, une chanson avec un rythme imparable : Waiting for the man. Ces ingrédients étaient là dès le départ mais l'année 1967 est à la musique ce qu'est le 15 août sur les routes : les Beatles, Jimi Hendrix, les Doors, les Pink Floyd et les Rolling Stones sont déjà dans la place. C'est aussi l'été hippie, le summer of love, soit l'opposé du Velvet Underground qui est plutôt branché SM.

Warhol met la main au portefeuille. Mais dès le départ, le concept plaît beaucoup en revanche à Andy Warhol, roi de l'underground et artiste pop-art. Il est riche, trouve Lou Reed très beau et talentueux. C'est en fait lui qui va payer les sessions d'enregistrement de l'album et offrir la fameuse banane qui deviendra pochette. En contrepartie, il se fait producteur et impose sa copine Nico, une mannequin allemande, pour chanter sur trois titres de l'album. La jeune femme disparaît ensuite de la formation.

Sur cet album figure aussi le célèbre Heroin, le premier de la face B. C'est aussi le titre qui enterre commercialement l'album. Après le SM, les filles, Lou Reed qui chante son amour de l'héroïne pendant plus de sept minutes, ça ne passe pas et refroidit les programmateurs radio de l'époque.

Pourtant, figurent aussi des morceaux moins polémiques. C'est le cas du rock'n'roll Run run run ou de la célèbre chanson douce Sunday morning, bien qu'elle parle en réalité de... paranoïa aiguë. Bref, tous les ingrédients étaient bien présents dès le départ mais l'album n'a fait recette qu bien plus tard. Même s'il se murmure que les quelques milliers qui ont acheté l'opus à l'époque ont tous monté leur groupe. A votre tour ?



Une petite fortune !

Le savez-vous ? Les premières versions du disque ont été vendues avec une banane sticker qui permettait de "déshabiller" le fruit pour en voir la chair. Mais trop chère à produire, cette version a été abandonnée (et vaut donc une petite fortune aujourd'hui).